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Contrôler les dépenses et augmenter les revenus

L’achat de pièces de remplacement est un des postes à garder à l’œil au chapitre des dépenses à contrôler. PHOTO ShutterStock

Dans un webinaire organisé par la revue américaine Auto Success le 11 juin, M. Doug Austin de la firme de consultation StrategicSource a invité les concessionnaires à mieux gérer leurs postes de dépenses, ce qui pourrait signifier une économie près de 20 %.

Comme l’indiquait d’entrée de jeu le conférencier, la pandémie de COVID-19 a mis les concessionnaires devant l’importance de réduire toutes dépenses superflues.

Mais il insiste sur le fait que les conseils qu’il a prodigués visent à changer les façons de faire à long terme pour donner aux concessionnaires une plus grande marge de manœuvre financière.

Il a aussi expliqué que l’occasion était belle pour saisir de nouvelles occasions d’affaires. Il justifie sa participation à ce webinaire offert aux concessionnaires en promettant que ses conseils pourront être utilisés le jour dans ces entreprises.

130 postes de dépenses

Selon cet expert, dont la firme a accompagné 1700 concessionnaires l’an dernier aux États-Unis dans l’analyse de leurs dépenses, il existe en moyenne 130 postes de dépenses chez un concessionnaire type.

Cela va des frais de lavage des uniformes, à la location de conteneurs à déchets en passant par la papeterie et les pièces de remplacement pour le département de service.

« C’est toujours surprenant de constater chez les concessionnaires, même ceux qui font partie d’un réseau, à quel point les achats sont décentralisés, dans l’ordre de 95 %, souligne l’expert.

Le premier conseil que je donne aux concessionnaires est de réduire le nombre de leurs fournisseurs, mais surtout de responsabiliser les personnes qui effectuent les achats. Il faut que ces personnes suivent les dépenses et s’en sentent responsables.

Il faut ajuster l’attitude pour que les achats touchent des équipements dont on a besoin et non pas que l’on aimerait avoir. »

La concentration des fournisseurs permet de négocier de meilleures ententes sur les volumes. Qui plus est, cela va sensiblement alléger les procédures de facturation, ce qui va également contribuer à réduire les coûts et les confusions possibles.

Il est important d’identifier rapidement quels sont les fournisseurs qui accaparent les plus forts volumes pour s’y intéresser en premier lieu.

Négocier et renégocier

Austin souligne que même si une entreprise fait affaire depuis de nombreuses années avec un fournisseur fiable, il est bon de lancer des appels d’offres, surtout à la veille du renouvellement du contrat d’approvisionnement, pour comparer les prix des autres fournisseurs.

Il est toujours plus efficace de renégocier quand on a une solide idée des prix en cours sur le marché.

Il recommande aussi de confier aux personnes responsables de vérifier sporadiquement les livraisons.

« C’est particulièrement le cas que le fournisseur gère à la place de l’entreprise les inventaires. Je ne dis pas que les fournisseurs abusent de notre confiance, mais j’ai visité récemment des ateliers de services où plusieurs pièces de remplacement accumulaient une forte couche de poussière.

En général, entre 3 et 7 % des livraisons ne correspondent pas à la commande ou aux conditions de vente. »

Il mentionne l’importance d’être aux aguets lorsque s’applique, par exemple, une garantie de retour gratuit dans les 30 jours.

Un autre conseil de notre expert est de considérer, si ce n’est pas fait, de centraliser le paiement des fournisseurs sur le même compte de carte de crédit. Certaines institutions offrent des ristournes intéressantes selon le volume d’achats.

Pour terminer sa présentation, M. Doug Austin a souligné que cette pandémie présente aussi l’occasion de jeter un coup d’œil sur les possibilités de diversifier les sources de revenus.

Il a mentionné, par exemple, d’offrir le service de réparation ou de remplacement de parebrises.

Le plan de match

En résumé, pour réduire les dépenses sur une base permanente M. Austin préconise cette approche : Établir la liste et la fréquence des biens et services vraiment nécessaires à l’entreprise.

Centraliser les achats en sélectionnant un nombre restreint de fournisseurs. Négocier les prix, les modalités de livraison et les conditions de paiement.

Établir une procédure d’achat et la confier à des personnes qui en seront responsables.

Et finalement, mettre en place une politique de suivi pour la conformité les commandes et la bonne utilisation des biens et services acquis.

Avec cette approche, les concessionnaires pourraient appliquer des solutions qui réduiront leurs coûts.

Les zones à suivre

Selon M. Austin, les postes les plus susceptibles de cacher de solides économies sont les services de télécommunication, les pièces de remplacement, la gestion des uniformes, les frais bancaires liés au traitement des cartes de crédit et les lubrifiants.

 

Catégories : Concessionnaires, Éditorial
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