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Aperçu du marché : En quatrième vitesse

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Le premier trimestre est déjà terminé. Que nous réserve l’été ?

Plus du quart de l’année s’est déjà écoulé. Comme le temps file ! Ce constat étant fait, je veux vous parler de certains faits que l’équipe du Canadian Black Book a observés depuis les Fêtes et jeter un regard sur ce qui se prépare pour le reste de l’année.

Ventes records

Commençons par le plus évident : les ventes. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Les marchés des véhicules neufs et de l’usagé sont en effervescence. Selon DesRosiers Automotive Consultants, les ventes ont augmenté de 4,6 %, ce qui a permis aux concessionnaires canadiens de sortir pas moins de 421 000 véhicules dans le premier trimestre, par rapport à 403 000 l’an dernier. Le mois de mars à lui seul a connu une augmentation de 7,1 %.

C’est un départ canon, que même les plus optimistes n’avaient pas anticipé. À ce rythme, le nombre de véhicules vendus dans l’année pourrait allègrement dépasser les deux millions pour la première fois dans l’histoire. Bien que ce scénario ne soit basé que sur un seul trimestre, les signaux sont forts.

Les locations de véhicules neufs gagnent aussi du terrain en 2017. Elles représentent plus de 25 % (près de 30 % au moment d’écrire ces lignes), et il y a encore des perspectives de croissance. Des prix de revente élevés et des taux d’intérêt bas ont rendu cette formule attrayante pour les concessionnaires.

Sur le marché de l’usagé

Les ventes de véhicules usagés ont aussi crû, avec une augmentation de 4,5 % de la valeur totale des véhicules vendus en janvier (selon les chiffres fraîchement publiés par Statistique Canada). Un autre bon indicateur de ce qu’on peut espérer pour l’année en cours.

Ces observations sur la croissance du secteur stimulent les affaires en ce moment. Cela veut aussi dire qu’on trouvera plus de véhicules usagés sur le marché dans un proche avenir. C’est le résultat inéluctable des ventes records qui se sont succédé ces dernières années. Cette augmentation de l’offre poussant les prix à la baisse, il faut s’attendre à un réajustement bientôt. À moins que la demande suive l’offre ou que les exportations continuent d’absorber les surplus, les prix de revente risquent de chuter.

La force de l’économie

D’une façon générale, l’économie canadienne se porte bien elle aussi. Les consommateurs sont confiants, et c’est ce qui compte. Les achats d’une première maison ont bondi en début d’année, même si les prix restent trop élevés pour certains. Le taux de chômage canadien tourne autour des 7 % et semble vouloir s’y maintenir, sauf en Alberta, où il dépasse les 8 %.

À ce rythme, le nombre de véhicules vendus dans l’année pourrait dépasser les deux millions pour la première fois dans l’histoire.

Valeur du dollar

Le dollar canadien reste faible par rapport aux monnaies de référence. Il gravite aux alentours de 75 ¢ US, soit bien en deçà de la moyenne de 87 ¢ des cinq dernières années. Cela a des conséquences intéressantes pour l’industrie automobile, notamment parce que cela stimule les exportations de véhicules usagés vers les États-Unis. On voit cependant poindre certains signes de ralentissement.

L’exportation des véhicules usagés crée une rareté qui pousse les prix à la hausse de façon marquée. Avec un dollar aux environs de 85 ¢, les exportations devraient ralentir. Il faut aussi rappeler que l’exportation de véhicules usagés crée une demande pour des véhicules neufs ici, au pays, et pousse les consommateurs à garder leurs véhicules moins longtemps.

Pour l’instant, l’exercice est encore rentable à cause des prix de revente élevés même chez les grossistes, surtout dans la catégorie des camionnettes. Si le dollar reprend de la valeur, ce secteur connaîtra un ralentissement. Donc, un dollar fort aura pour effet de faire chuter les ventes de véhicules neufs. Vous l’aurez lu en primeur ici !

Les prix de gros plafonnent

L’équipe de Canadian Black Book a observé une stabilisation des prix chez les grossistes en général. Les données sur le marché des voitures usagées peuvent être traitées de différentes façons. Nous avons porté notre attention sur les véhicules âgés de deux à six ans et avons comparé les chiffres aux références pour y voir clair.

Le graphique montre l’évolution des prix par rapport à 2008, qui sert de référence (100 %). On observe un creux en 2009, à 90 % de la valeur de 2008. Puis, on constate que les prix ont remonté de 50 % pour atteindre 136 % de ce qu’ils étaient en 2008. Ce gain est en grande partie attribuable aux exportations stimulées par un taux de change favorable.

Depuis le début de l’année, les prix n’ont augmenté que de 1 % par rapport à 2016. Nous y voyons le signe d’un ralentissement, qui pourrait être suivi d’un recul.

Nous pensons que cette tendance va se maintenir toute l’année et peut-être pendant quelques années. La vitesse et l’ampleur de ce recul dépendront de la valeur relative de notre dollar et de la réaction des grossistes à l’afflux de véhicules en fin de bail au Canada et aux États-Unis.

En résumé, les perspectives sont positives pour 2017, mais il faut s’attendre à des écueils plus tard dans l’année. Les prix des véhicules usagés risquent de redescendre à cause d’un ralentissement des exportations vers nos voisins du sud combiné à un afflux de véhicules usagés sur notre marché.

Ce recul aura des conséquences, dont un ralentissement des ventes de véhicules neufs. Mais les facteurs déterminants restent forts ; on pourrait bien connaître une autre année record, même si on peut s’attendre à une baisse de régime découlant du taux de change et de la dynamique entre l’offre et la demande.

Catégories : Concessionnaires

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