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Initiatives de la CADA : une perspective nationale

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Autosphere est heureux de partager avec vous l’entrevue exclusive de Todd Bourgon avec John White, président-directeur général de la Corporation des Associations de Détaillants d’Automobiles (CADA).

La CADA se penche sur des dossiers qui influenceront les activités courantes des concessionnaires, autant en Ontario que dans le reste du Canada.

Nous abordons habituellement ici des enjeux propres aux concessionnaires de l’Ontario, mais, cette fois-ci, nous traiterons d’enjeux s’inscrivant dans une perspective nationale. Nous nous sommes récemment entretenus avec John White, président-directeur général de la Corporation des Associations de Détaillants d’Automobiles (CADA), qui nous a donné un aperçu des défis qui attendent les concessionnaires de tout le pays.

Selon lui, de toutes les initiatives menées par la CADA, quatre sont prioritaires :

1 – Législation sur les rappels : Les rappels sont depuis toujours faits sur une base volontaire au Canada, mais les choses s’apprêtent à changer puisque le gouvernement planche sur une nouvelle législation en la matière. « Les États-Unis ont déjà une législation sur les rappels et nous voulons nous assurer que la législation canadienne couvrira deux points, » explique John White. « Premièrement, elle devra s’aligner autant que possible à celle des États-Unis, notamment en prévoyant une compensation adéquate pour nos concessionnaires. Deuxièmement, elle doit prévoir une compensation en cas de suspension massive des ventes. Nous sommes donc présentement à soumettre des propositions au gouvernement. »

2 – Loi sur les banques : La Loi sur les banques fait actuellement l’objet d’une révision. Elle devait être modifiée ou révisée avant son échéance en 2017, mais le délai a été prolongé jusqu’en 2019. « Nous collaborons avec le gouvernement pour nous assurer que notre position soit bien connue, explique le PDG, et qu’elle s’appuie sur ce qui se faisait par le passé en ce qui a trait aux banques et à la location de véhicules. Autrement dit, nous ne croyons pas que les banques doivent se mêler de la location automobile. »

3 – Taxation : Le grand enjeu actuel est l’imposition aux concessionnaires par l’ARC de la taxe de vente harmonisée sur les produits d’assurance vendus par ces derniers. « Ce que nous disons au gouvernement, c’est qu’il s’agit d’une incohérence par rapport à ce qui a déjà été fait en matière de revenus sur les produits financiers qui sont exemptés de la TVH, explique John White. Nous travaillons donc de concert avec nos concessionnaires et le gouvernement pour nous assurer de la cohérence de la législation. »

4 – Environnement : Ce qui chicote dans ce dossier, c’est que les provinces ont chacune leur propre approche en matière d’environnement, notamment concernant les véhicules électriques. « Il n’existe aucune politique nationale cohésive, dit le PDG. Le gouvernement vient d’annoncer qu’il songe à imposer une taxe sur le carbone, et nous ne savons pas encore de quoi il s’agit exactement. Le fédéral aurait avantage à collaborer avec les provinces pour tenter d’assurer une cohérence avec des législations similaires. »

 « Pour le moment, il y a un fossé entre ce que font les provinces et le fédéral. Certaines provinces veulent fixer des objectifs fermes pour nos concessionnaires et ça nous pose problème. Le Québec et la Colombie-Britannique ont un programme de mise à la casse contre récompense alors que l’Ontario n’en a aucun. »

 « Notre position nationale sur cet enjeu est la suivante : les programmes gouvernementaux devraient tous encourager la mise à la casse des vieux véhicules polluants et favoriser leur remplacement par des véhicules plus écologiques, qu’ils soient électriques, hybrides ou à moteur à carburant non polluant. »

Un long processus

De telles représentations auprès des gouvernements prennent du temps avant d’aboutir et la CADA devra travailler sur certains dossiers durant quelques années.

« Le dossier de la Loi sur les banques ne se réglera pas avant 2019, dit le PDG, et les banques n’ont pas encore dévoilé leur position. La législation sur les rappels devrait voir le jour en 2017 tandis que, dans le dossier de la taxation, nous avons l’intention de nous battre jusqu’au bout. Cela pourrait prendre un an ou deux, nous n’en savons rien. »

« Précisons toutefois que nous ne sommes pas seuls dans cette bataille. Nous travaillons fort sur plusieurs fronts. Je dois souligner le travail de la TADA dans le dossier de la taxation, souligne-t-il. Elle s’est dépensée sans compter pour bien faire connaître l’enjeu, et nous collaborons étroitement avec elle sur ce dossier. La TADA a d’ailleurs fort à faire dans ses représentations auprès du gouvernement ontarien dans le dossier environnemental. Nous ne pouvons que lui offrir notre soutien. »

 Ce que les concessionnaires doivent savoir

Pendant que tout se joue en coulisses, quel message les concessionnaires doivent-ils entendre? « En matière d’environnement, les choses bougent assez rapidement, précise John White. Le dossier est sur l’écran radar du gouvernement Trudeau. Les choses pourraient être plus difficiles pour les concessionnaires affiliés à des constructeurs dont l’offre de véhicules écologiques n’est pas aussi étoffée que d’autres. Ils devront voir avec leurs constructeurs. »

« À mon avis, la législation sur les rappels est une chose positive. La CADA appuie cette législation, car elle contribue à uniformiser les règles du jeu, ce qui est une bonne chose pour nos concessionnaires. »

« Du côté de la Loi sur les banques, bien malin celui qui sait quelle direction prendra le gouvernement. Les concessionnaires ont clairement indiqué qu’ils sont en faveur du statu quo, et ils doivent nous laisser défendre leur cause. »

Les concessionnaires souhaitant en savoir davantage n’ont qu’à se rendre sur le site Web : cada.ca.

Catégories : Concessionnaires

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