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La riche communauté des passionnés de voitures anciennes

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Réjean Lacasse compte 35 voitures dans une collection qui évolue continuellement.
Une belle palette de Ford Thunderbird des années 1950.
Il faillait verser 4004 dollars pour avoir les clés de cette Cadillac Serie 62 Convertible en 1954.
Une des favorites de M. Lacasse est cette Cadillac 1960 Serie G200 dotée des cerveaux freins, cerveau direction et de vitres électriques, entre autres.
Toujours dans les années où le chrome était à l’honneur, ce Dodge Custom Royal Lancer de 1959.
La condition des véhicules de la collection est impeccable ; on veut qu’ils puissent rouler.
Qui ne rêverait pas de partir au volant de cette très rare Corvette Convertible 1967.
Le prix de base de ce Ford Custom Deluxe Convertible était de 1949 dollars en 1951.
Derrière le décor, l’atelier où Réjean, Mario et Avila passent deux jours par semaine à remettre en condition les belles d’autrefois.
Photos Michel Beaunoyer

Réjean Lacasse combine sa passion pour les voitures anciennes et son sens de l’entrepreneuriat en remettant sur le marché des belles voitures d’autrefois tout en conservant quelques bijoux pour son usage personnel.

Avec un atelier de restauration établi à Saint-Hyacinthe, M. Lacasse a été dans le commerce durant de longues années avant de prendre sa retraite à 60 ans. « Trop jeune pour rien faire », lance-t-il en nous faisant visiter son atelier combiné à une salle d’entreposage qui a tous les airs d’un musée.

Sa passion lui a été inspirée par son père qui entretenait lui-même sa Plymouth 1937. « Il travaillait sur le moteur, ça m’a impressionné », reprend-il. D’abord dans le domaine du meuble, l’entrepreneur s’est tourné, après plusieurs décennies, vers la vente de voitures neuves puis usagées.

Le repaire de trois retraités

En progressant de la sorte nous n’étions plus très loin du trio formé par lui, Mario Dumont et Avila Goyette qui se donne rendez-vous deux jours par semaine pour remettre en condition les voitures anciennes achetées par M. Lacasse. « Nous sommes des retraités, passionnés d’automobile et de mécanique, et nous nous retrouvons ici pour nous amuser. La remise en condition d’une voiture, quand on cherche des pièces ou qu’elle doit être repeinte, peut prendre plus d’un an. Qu’importe, nous ne sommes pas pressés. »

Si les travaux de mise en condition se font dans le vaste atelier de Saint-Hyacinthe, la peinture est confiée à un spécialiste. Les pièces de remplacement ne sont pas nécessairement d’origine, mais des pièces équivalentes ou réusinées répondent aux spécifications du constructeur. « L’important pour moi, c’est de les rendre belles et surtout, de les remettre sur la route. Je suis plus sélectif sur les voitures que j’achète », souligne-t-il en se remémorant de mauvaises expériences de carrosseries mangées par la rouille. Toutefois, il n’acquiert que rarement des voitures en excellente condition, préférant alimenter son passe-temps de restaurateur.

Ces voitures proviennent de particuliers ou d’autres collectionneurs, principalement du Québec. À l’apex de sa collection, M. Lacasse comptait 48 voitures, quelques-unes ont été revendues depuis pour abaisser ce nombre à 35.

Pour Réjean Lacasse, la collection de voitures anciennes, c’est aussi faire partie d’une communauté de passionnés. Photo Michel Beaunoyer

Quand brillent les chromes

Réjean Lacasse concentre principalement sa collection sur les voitures américaines de luxe et sportives des années 1950 en montant. « Ce sont des automobiles qui ont de la personnalité et qui rappellent des souvenirs à des gens encore en mesure de les apprécier. Par exemple, j’ai vendu une Cadillac à un nostalgique de 88 ans qui tenait absolument à la conduire lui-même. »

Dans cette salle d’exposition aux conditions de conservation idéale, les pensionnaires rivalisent de brillance. On y retrouve les vedettes des Diners de l’époque. Quelques Dodge côtoient plusieurs Cadillac alors que des Thunderbird se retrouvent en famille. Ici, une très rare Corvette Convertible 1967 brille dans sa robe rouge alors qu’une Rolls Royce des années 1980 attend le prochain mariage, ou la prochaine exposition.

Tout cela est à vendre ? Non, pas question de se départir de deux Cadillac 1954 et 1960, ni du Plymouth, et à bien y penser, ni de la Jaguar ou de la Rolls … Blague à part, M. Lacasse reste un entrepreneur et s’est départi de belles pièces au fil des ans. « J’ai déjà vendu une belle Corvette en Suède et un modèle 1954 devrait se trouver aujourd’hui dans un musée de l’automobile en Belgique. »

Partager la passion

Si M. Lacasse dit qu’il est important de participer aux expositions de voitures anciennes au Québec si on veut en vendre, il ne cache pas le fait que ces grandes réunions sont aussi pour lui une occasion rêvée de partager sa passion avec le public et aussi, les autres collectionneurs. C’est un petit monde qu’il a appris à découvrir et à apprécier depuis les années 1980.

Il se remémore avec plaisir, par exemple, la finale de l’an dernier à Saint-Hyacinthe, où 600 voitures anciennes sont se retrouvées en ville. « La police ne savait plus où donner de la tête ! Quel plaisir ! »

 

Catégories : Carrosserie, Éditorial
Étiquettes : Voitures anciennes

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