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La 33e édition du CCIF attire les foules à Vancouver

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Jeff Labanovich, nouveau président du CCIF en compagnie de Patrice Marcil et Paul Prochilo, présidents sortants.
Scott Wheeler et Mark Nelson de Axalta ont animé un atelier portant sur l’amélioration continue en carrosserie.
Le président de Réseau Fix Canada, Sylvain Séguin, avec Daryll O’Keefe, vice-président de la même organisation.
La compagnie de peinture Axalta comptait plusieurs représentants sur place.
Jean-Luc Sauriol, Michael Severyn et Jason Vilardi de asTech Repairify en compagnie de Jean-François Champagne de l’AIA Canada.
Thayne Christensen, de Sherwin-Williams, en compagnie du distributeur Concept Finish Dean Buchanan.
L’équipe de Simplicity Soins d’auto a profité du cocktail pour faire de nouvelles rencontres.
Ritu Shannon de Enterprise en compagnie de Leo Filippone de Réseau Fix Canada.
Steve Gallace et Jason Hartfield représentaient tous deux la compagnie 3M.
Joern Stoever de SATA a rencontré plusieurs personnes durant le cocktail, dont Lisa Marchese d’Autosphere.ca.
Constantino Uliano et Karl Kirschenman de Spanesi Americas en compagnie de Howard Berg de Fuyao North America.
Jean-François Champagne de l’AIA Canada et le président de son conseil Jason Yurchak encadrent Jeff Labanovich, nouveau président du CCIF.
Flavio Battilana et Ryan Bruno de CSN Collision discutent avec James Ware et Ritu Shannon de Enterprise.
NAPA/CMAX était notamment représenté par Keith Tuttosi et Mike Larocque.
Patrice Marcil, du CCIF, a expliqué l’importance des divers comités spécialisés au sein de cette organisation.
Carrossiers, représentants de réseaux et fournisseurs ont assisté en grand nombre aux conférences du CCIF.
C’est avec passion que Paul Prochilo, président sortant, a introduit et commenté les différentes conférences.
Lors d’une conférence captivante, le formateur Stefano Liessi, a expliqué ce que l’avenir réserve aux carrossiers.
Paul Prochilo a animé une discussion avec l’enseignant Keith Mew portant sur l’accueil des nouveaux techniciens en atelier de carrosserie.
Le conseiller Hugo Breton a parlé d’image de marque et de culture d’entreprise.
Mary Mahoney de Enterprise, a expliqué l’impact qu’aura la connectivité des véhicules dans un avenir rapproché.
Photos Michel Beaunoyer

Ce sont les 6 et 7 octobre qu’avait lieu la 33e rencontre du CCIF à Vancouver en présence de quelque 300 participants du secteur de la carrosserie automobile.

Dans le cadre de cette activité, le Forum canadien de l’industrie de la carrosserie (CCIF) a permis aux carrossiers, fournisseurs et autres partenaires, de renouer tout en profitant d’un riche programme de conférences.

Avant le cocktail de retrouvailles, un atelier animé par Mark Nelson et Scott Wheeler de Axalta, a abordé la question de l’amélioration continue dans les ateliers de carrosserie. Conscients que ce secteur est confronté à plusieurs défis, ces experts ont souligné l’importance de revoir les tâches et les processus pour « en faire plus avec moins ». Ils ont donné plusieurs pistes de réflexion pour rendre le processus plus fluide, notamment en évitant que deux personnes fassent le même travail, que les tâches soient réparties selon le niveau d’expertise ou encore que tout le matériel soit disponible avant que le véhicule n’entre en atelier.

Un frein à la productivité, selon eux, repose aussi sur la mauvaise planification des travaux dans la carrosserie qui provoque des déplacements inutiles de véhicules. L’amélioration continue demande aussi l’implication de tous. « Établir des normes de qualité ou encore parler avec le peintre pour déterminer exactement comment il veut que les pièces soient préparées vont donner des objectifs clairs aux membres de l’équipe », a mentionné M. Nelson.

Les deux experts ont aussi souligné l’importance de l’entretien préventif des équipements et outils de carrosserie tout en mentionnant qu’il faut être prévoyant en matière de matériel pour éviter les ruptures de stock en pleine opération. Et quand un problème survient, il faut en trouver la cause et l’attaquer. « Nous constatons que 90 % des problèmes en atelier découlent d’employés qui ne suivent pas les processus, constate M. Wheeler. Ils veulent bien faire en prenant des raccourcis alors que cette initiative, découlant souvent de vieilles habitudes, provoque des problèmes en cour de route. »

Un cocktail rassembleur

À la fin de cette première journée, un grand cocktail dînatoire était organisé pour permettre aux participants de se retrouver et échanger. Il ne faisait aucun doute pour ces carrossiers, directeurs de réseau, fournisseurs de biens et services, qu’une rencontre entre personnes physiques faisait toute la différence.

La journée du 7 octobre présentait un horaire rempli de conférences. En entrée de jeu, Paul Prochilo, président sortant, a tenu à remercier Patrice Marcil et Caroline Lacasse pour leur excellent travail au sein de l’association alors qu’ils annonçaient récemment la fin de leurs mandats respectifs. M. Prochilo, avec son enthousiasme légendaire, a aussi profité de l’occasion pour annoncer l’arrivée de Jeff Labanovich de CARSTAR à titre de président du CCIF, un poste qu’il occupera à partir de 2023.

« C’est phénoménal de pouvoir se retrouver ainsi », a lancé M. Prochilo dans son allocution. « Le renouvellement de la garde au sein de notre organisation annonce un vent de renouveau. Nos priorités demeurent la profitabilité, nos gens et l’adoption des nouvelles technologies. » Il se réjouissait finalement du fait que près de 20 % des participants en étaient à leur première présence à un évènement du CCIF, signe du dynamisme de l’organisation.

Le spécialiste Stefano Liessi, technicien et formateur pour Canadian Collision Specialist, a ouvert les conférences en expliquant comment la technologie des véhicules électriques représente déjà un défi de taille pour les ateliers de carrosserie. « Il nous reste certes une trentaine d’années avant que tout le parc de véhicules légers au Canada roule à l’électricité, cependant, on voit déjà des VÉ dans nos ateliers », a-t-il constaté. « Avec ces véhicules de haute technologie impliquant du haut voltage, hors de question de faire les coins ronds. Leur arrivée exige une mise à niveau de nos processus de réparation automobile et une bonification de nos outils et des compétences de nos techniciens. Si on ajoute à l’équation tous les systèmes avancés d’aide à la conduite, on doit comprendre que la réparation aujourd’hui doit être de la plus haute précision. » Il a illustré cette réalité en soulignant qu’une erreur de deux millimètres sur un capteur peut allonger de 55 mètres la distance de freinage d’urgence du système anticollision frontale.

Selon lui, les ateliers, mais aussi les réseaux, doivent adopter ce virage technologique. « Tout peut être un poste de profit dans un atelier. Oui, cela va demander un investissement. La question est plutôt de comprendre le prix que représente le non-investissement dans ce contexte ».

Le conseiller aux entreprises Hugo Breton a pris le relais de cette brillante présentation en abordant la notion de culture de l’entreprise. « Le point de départ est d’expliquer à toute l’équipe la raison d’être de l’entreprise, quelle est sa mission. Les employés veulent une raison pour consacrer tant d’heures à leur travail ».

Il souligne que dans un contexte de challenge constant, on doit viser l’amélioration continue des processus en carrosserie automobile. Un objectif qui se construit et s’atteint en équipe. Il recommande de courtes réunions avant et après la journée de travail pour écouter tous les travailleurs et voir avec eux comment les processus peuvent être améliorés au quotidien.

Mary Mahoney vice-présidente de la compagnie Enterprise, a présenté un intéressant constat au sujet de la connectivité des véhicules. Cette agence de location qui loue des voitures dans 90 pays, dont 100 000 uniquement au Canada, a expliqué à quel point la circulation des données provenant de ces véhicules va changer la relation avec le client.

« Nous espérons que d’ici 2030, tous les véhicules en location seront connectés. Cela va nous permettre de prévoir les entretiens et offrir un service de dépannage d’urgence géolocalisé. Pour nos partenaires, cela pourrait aussi être avantageux, poursuit-elle, en prenant charge automatiquement des péages, par exemple. Évidemment, il faut être prudents et établir des règles claires concernant l’accès et le partage de ces données pour ne pas brimer le client. »

Pour sa part, Simon Wong de la firme Ernest & Young a parlé justement de cybersécurité en matière automobile. Il a constaté, lui aussi, que tous les secteurs de notre économie sont maintenant tributaires des données informatiques. Ces informations, qui servent à la comptabilité de l’atelier ou encore qui évaluent le comportement des conducteurs doivent être protégées, insiste-t-il. Il a ainsi invité les réseaux, en premier lieu, de s’assurer que ces données sont à l’abri des esprits malveillants notamment en discutant des mesures mises en place par leurs fournisseurs.

Pour conclure la session de conférence, l’enseignant et passionné de peinture automobile Keith Mew du collège de la Colombie-Britannique a expliqué les attentes des jeunes techniciens faisant leur entrée dans les carrosseries. Il a dit garder contact avec plusieurs diplômés qui témoignent de certaines difficultés à leur entrée en milieu de travail. « Le salaire de départ, les lacunes en matière de sécurité, mais surtout, l’absence d’accompagnement sont les irritants qui reviennent le plus souvent », constate-t-il. « Avant de penser engager, regarder attentivement votre entreprise. Êtes-vous attirants, êtes-vous prêts à accueillir ces travailleurs pleins de bonnes intentions, mais sans expérience ? Il faut aussi savoir se montrer dans la communauté, sur les réseaux sociaux ou encore dans les foires aux emplois pour faire briller les carrières dans le marché secondaire automobile. »

Sa présentation s’est prolongée par une discussion avec Paul Prochilo qui a constaté que le mentorat était possiblement déficient dans plusieurs ateliers. « Attention à vos attentes lors de l’arrivée d’un nouveau technicien, a-t-il annoncé. Soyez en mesure de bien l’accompagner. Ça fait toute la différence ».

C’est sur cette note que s’est conclue la rencontre du CCIF à Vancouver. Voici, en photos, les faits saillants de cet évènement.

 

Catégories : Carrosserie, Éditorial
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