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L’intelligence artificielle désormais dans nos ateliers

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Utiliser le savoir-faire et mettre à profit l’Intelligence Artificielle est devenue un incontournable.

Avec l’ajout en août dernier du logiciel d’Inspektlabs à sa plateforme Intelligent Estimating Solutions, Mitchell mise de plus en plus sur l’Intelligence Artificielle (IA) pour « améliorer » le travail dans les ateliers de carrosserie.

Avec Audatex, les différents logiciels d’IA et leurs millions d’images numériques promettent dorénavant d’accélérer les processus de réclamation et de réparation tout en diminuant les risques d’erreur.

L’heure n’est plus de savoir si vous pouvez encore vous en passer, mais plutôt d’établir un plan pour rapidement l’intégrer et ainsi mieux exploiter les immenses possibilités de ces technologies.

Que l’on veuille ou non s’en servir, l’Intelligence Artificielle est désormais un mal nécessaire puisqu’elle est déjà utilisée par les principales compagnies d’assurance.

Les assureurs se servent de millions d’images numériques de véhicules accidentés pour en extraire de précieuses données.

Grâce à des analyses sophistiquées de précédentes réclamations, on peut établir si un modèle précis de véhicule vaut la peine d’être réparé, et ce en sachant le coût de réparation normalisé en fonction des régions et des circonstances des sinistres.

Pour le gestionnaire d’atelier, ces logiciels promettent d’accélérer (voire de simplifier) les tâches administratives en captant par exemple les données de l’odomètre, en précisant l’ampleur et le type des dommages au véhicule, ainsi qu’en associant les bris aux pièces de remplacement à se procurer.

L’estimateur révise, modifie et approuve le rapport que la technologie lui suggère lors d’un processus de plus en plus précis, au fur et à mesure que des données de réclamations comparables sont intégrées aux outils informatiques.

Des technologies mondiales

Jérémie Cadieux, directeur principal de Mitchell pour le Canada des comptes d’assurance, nous a rapporté que la plateforme utilisée par Mitchell est ouverte, ce qui signifie qu’on peut y greffer des logiciels de différentes provenances à travers le monde : « Cela nous permet d’offrir le meilleur produit en fonction des besoins, mais aussi de permettre à des compagnies d’assurance et des bannières d’utiliser le logiciel de leur choix. C’est comme de pouvoir gager sur plusieurs chevaux de course pour ainsi avoir le meilleur. »

Selon M. Cadieux, les applications d’intelligence artificielle vont devenir de plus en plus précises et efficaces avec l’accumulation de millions de données.

« L’IA apprend à partir des décisions précédentes des carrossiers, des estimateurs. Ça va augmenter la productivité des gens, permettre de faire plus d’estimations, de compléter davantage de dossiers par jour avec moins d’erreurs. »

Maximiser les durées

Pour être rentable au Québec, une entreprise de carrosserie se doit de comptabiliser la moindre des opérations à effectuer sur les véhicules, pour ainsi être payée correctement par les compagnies d’assurance, d’où proviennent la grande majorité des dossiers.

L’IA peut aider à cet égard en informant davantage les entrepreneurs, en leur fournissant les chiffres et coûts afin de prendre de meilleures décisions d’affaires.

À notre avis, les carrossiers ont intérêt à rapidement intégrer cette technologie à leurs ateliers plutôt que de se contenter de regarder passer le train.

Mais pour les petits ateliers, pour ceux qui n’ont pas les reins solides, ça peut devenir une autre difficulté qui s’ajoute aux nouvelles techniques de soudage des aciers de haute résistance et de l’aluminium, les scans et la reprogrammation des nombreux capteurs de distance.

Qu’on le veuille ou non, l’IA est là pour rester.

De grandes compagnies d’assurance évaluent déjà le travail de centaines de carrossiers en fonction de facteurs provenant entre autres de l’Intelligence Artificielle.

Au lieu de lutter contre un élément que l’on ne peut ni freiner ni empêcher, utilisons-le à notre avantage afin de maximiser nos opérations, notre professionnalisme et, par conséquent, nos revenus.

Cependant, il faut quand même s’assurer que ces systèmes soient transparents et qu’ils s’appliquent dans l’intérêt de tous les joueurs concernés, les carrossiers tout comme les assureurs.

Catégories : Carrosserie, Éditorial
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