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Vers les calibrations ADAS

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La calibration est une affaire de précision, demandant le suivi d’un processus rigoureux. PHOTO Autel

Peu de carrosseries ont les équipements nécessaires pour faire la calibration des capteurs et caméras des systèmes ADAS. Les choses sont sur le point de changer.

Les grands réseaux de carrosserie ne sont pas insensibles à ce grand enjeu.

Ne pas être en mesure de faire ces ajustements à l’interne, c’est devoir les confier à d’autres, nommément aux concessionnaires.

Le carrossier s’expose alors à des délais et à une facturation hors de son contrôle.

Mais avant de sauter à pieds joints dans cette nouvelle aventure technologique, qui implique des investissements majeurs, plusieurs questions de posent. Les volumes justifient-ils la mise de fonds ? Ou encore, quelles technologies adopter ?

Ces questions, Yves Robichaud, directeur de zone pour le Québec chez CARSTAR se les pose.

« Oui il faut y aller, nos carrossiers se positionnent pour le faire. Nous avons justement des discussions présentement à ce sujet pour déterminer, avec nos partenaires, les meilleurs équipements et les programmes de formation les plus efficaces. La première question qui se pose c’est : avez-vous l’espace pour accueillir ces équipements dans le respect des dimensions demandées ? »

De l’espace

Selon les fournisseurs, un local allant de 20 pieds par 40 à 40 pieds par 70 est nécessaire pour faire la calibration. Rares sont les ateliers qui ont le luxe de cet espace libre.

Le chiffre qui court présentement dans l’industrie est qu’un carrossier sur 30, toutes bannières confondues, a mis en place une telle installation.

« Je suis d’accord avec cette estimation, reprend M. Robichaud. Nous regardons présentement quels ateliers dans notre réseau seraient en mesure de faire cet investissement et s’il ne serait pas possible de partager le service avec d’autres ateliers. »

Cette notion est déjà en application aux États-Unis où des centres d’expertise ne se consacrent qu’à la calibration des capteurs et caméras automobiles et offrent ce service en sous-traitance.

De l’espace et un environnement contrôlé sont incontournables pour aménager un local dédié à la calibration. PHOTO TEXA

Comme le mentionnait M. Robichaud, la question de l’espace est cruciale. « Pour avoir le local idéal, il faut presque envisager un espace laboratoire, explique Nick D’Amico, consultant aux ventes techniques chez les Équipements et services Filco. Au moins 20 pieds de large par 40 pieds de long, avec des murs blancs ou unis et sans éclairage parasite de l’extérieur, le tout reposant sur un plancher de niveau. »

« Ensuite, on parle d’un investissement d’environ 30 000 dollars pour les équipements. Mais bien équipé et formé, un atelier de carrosserie pourra travailler sur les systèmes ADAS de 90 à 95 % des véhicules qui lui sont confiés. »

Un technicien spécialisé

Il va plus loin en soulignant l’importance de recruter ou former un spécialiste dans l’atelier dont les principales fonctions seront de faire les diagnostics électroniques et les calibrations des systèmes ADAS.

Au chapitre des équipements de calibration, l’entreprise Filco propose le système du fournisseur européen TEXA. Une solution intégrée qui permet à l’atelier de devenir autonome.

Comme le mentionne M. D’Amico, l’heure est venue de s’investir dans ces technologies. Les ateliers qui offrent le service de remplacement de parebrise en premier lieu.

« Je comprends que les ateliers qui vont dans cette direction sont peu nombreux en ce moment, constate-t-il, mais c’est la voie de l’avenir. Et un atelier bien structuré, avec un estimateur en mesure de détailler les temps nécessaires à la calibration et à la programmation va amortir son investissement en l’espace d’un an. »

calibration diagnistic electronique
Peu importe la technologie, l’atelier devrait confier cette opération à un employé qui deviendra le spécialiste du diagnostic électronique et des calibrations. PHOTO TEXA

Mentionnons que Les Équipements et services Filco possède son propre centre de formation où il invite les gestionnaires de carrosserie à voir les équipements TEXA au travail.

Plus simples

« C’est une technologie qui, aux premiers abords, fait peur, tranche Jean Chamberland, représentant pour le Groupe ISN à Boucherville. Mais les carrossiers n’ont jamais reculé devant un défi. Qui plus est, les nouveaux équipements de calibration des capteurs et caméras liés aux systèmes ADAS sont beaucoup plus simples à utiliser. »

« Comme pour tout apprentissage, les premières calibrations demandent plus de temps, mais avec la pratique, un bon technicien va rapidement atteindre sa vitesse de croisière. »

Chez Groupe ISN, ce sont les équipements de calibration AUTEL MaxiSys ADAS qui sont proposés aux carrossiers.

C’est un ensemble polyvalent qui permet d’ajuster les capteurs liés au régulateur de vitesse adaptatif, à la vision 360 degrés, aux détecteurs d’angles morts et de déviation de voie, au détecteur d’obstacles, à la vision nocturne et à l’avertisseur d’impact arrière.

Le support fixe ou mobile et les cibles se déclinent selon les besoins, allant des calibrations de base aux opérations les plus complexes.

« L’avantage des équipements AUTEL est qu’ils vont indiquer, étape par étape, comment compléter le processus dans les règles de l’art, reprend M. Chamberland. Tout est indiqué, du choix des bons panneaux cible aux mesures qui doivent être faites jusqu’aux tapis qui doivent être positionnés au sol pour les calibrations latérales. »

Comme il le mentionne, ces ensembles sont évolutifs et des accessoires complémentaires sont offerts dès qu’un modèle de véhicule arrive sur le marché avec des éléments ADAS de nouvelle génération.

Vérin ciseau

Le représentant du Groupe ISN mentionne aussi que l’atelier devrait compter, dans sa baie dédiée aux diagnostics électroniques et aux calibrations, sur un vérin ciseau rétractable au sol. Le vérin à poteaux peut nuire aux opérations.

Marc Robert, président de Auto Traction, propose la plateforme EZ-ADAS sous la marque Car-O-Liner. Mais il indique qu’il invite les ateliers de carrosserie à la patience puisqu’une nouvelle version est présentement en préparation.

« La solution EZ-ADAS était déjà exceptionnelle, souligne-t-il. Mais avec une mise à jour de la base de données, entre autres améliorations, les utilisateurs auront en main un système plus simple et complet. »

Selon lui, il ne fait aucun doute que les carrossiers doivent s’engager à travailler sur les systèmes avancés d’aide à la conduite. « C’est avant tout une série de processus à suivre, d’où dépend directement la sécurité de nos clients. »

Catégories : Carrosserie, Éditorial
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