fbpx

Carrosserie et pandémie par Denis Chevrier

Il faut que les ateliers de carrosserie, axés sur les bonnes pratiques, donnent l’exemple en matière de respect des normes sanitaires. PHOTO Shutterstock

Nul ne peut nier les effets que la Covid 19 a eus sur le milieu des travailleurs et des entreprises de tous les secteurs.

Certains chanceux ont continué de recevoir leur chèque de paie sans vraiment ressentir les conséquences budgétaires liées au confinement. Rares sont les entreprises de notre domaine qui n’ont pas été affectées par la pandémie, notamment par la baisse significative de l’achalandage.

D’autres ont dû, au sein de nos équipes, malgré leur volonté de se présenter au travail, avoir recours à la prestation canadienne d’urgence comme revenu temporaire.

Pour certains fournisseurs, le télétravail était le seul moyen de continuer à desservir leur clientèle.

Suivre les règles

Pour les carrossiers, le défi était de taille quant aux moyens de respecter les recommandations du comité québécois de la santé publique. Leurs capacités à s’adapter ont été remarquables.

Autant du côté patronal que chez les employés et bien sûr de la clientèle, toute sorte de mesures ont dû être mises en place. On s’imagine un peu un atelier très achalandé qui doit gérer la réception de la clientèle et la livraison des véhicules, se conscientiser au port du masque, à l’installation de plexiglas, à la distanciation sociale et l’application de désinfectant, se sentir un peu étourdi par ces changements soudains.

Dès que les représentants des fournisseurs ont eu l’approbation par leurs dirigeants d’aller visiter les ateliers, ils ont été confrontés, moi le premier, à toute sorte de clients. Certains très respectueux des marches à suivre, et d’autres les méprisant complètement.

L’heure est à la prudence

Plusieurs ateliers exigeaient le port du masque et la désinfection des mains alors que d’autres, plus récalcitrants, n’appliquaient aucune mesure. Des entreprises ont même négligé de faire désinfecter leurs locaux, ce qui a engendré la contamination de plusieurs employés.

Devenu un service essentiel assez tôt après le début des mesures restrictives, je crois que la majorité des ateliers ont très bien compris le message visant à contrôler et un jour battre ce virus qui a jusqu’à maintenant fait beaucoup de victimes parmi la population. Tous ont été touchés de près ou de loin par cette pandémie imprévue.

J’offre d’ailleurs cher lecteur, mes sincères condoléances à tous ceux qui ont perdu un être cher.

De la théorie du complot au respect des droits de la personne, il y aura toujours des gens incrédules qui inconsciemment continueront de faire les rebelles et de refuser de se conformer.

J’ose espérer que la prudence guidera la population générale pour éviter ou au mieux minimiser les effets de cette deuxième vague.

Puisque notre secteur repose sur les bonnes pratiques, il faut que nos gestionnaires d’atelier comprennent bien que les mesures sanitaires en font maintenant partie. Ils doivent, aujourd’hui plus que jamais, démontrer à leurs employés, fournisseurs et clients, qu’ils sont des citoyens corporatifs exemplaires.

Pour reprendre une phrase désormais visible un peu partout, « Ça va bien aller ».


Denis Chevrier est technicien principal et formateur chez Sherwin-Williams. denis.chevrier@sherwin.com.

Catégories : Carrosserie, Chronique
Étiquettes : ,

Bottin 2020

Bottin 2020 Button

Calendrier

Nos partenaires

Menu
X