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Les centres de pneus pénalisés par la COVID

Le volume de travail dans les centres de pneus et les ateliers de mécanique a été sérieusement affecté par les contraintes imposées par la pandémie. PHOTO ASPMQ

Pour étayer sa demande de prolongation de la date de pose des pneus d’hiver, l’ASPMQ a demandé à ses membres de compléter un sondage pour mesurer comment la crise affectait leurs opérations.

Le Ministère des Transports n’a pas acquiescé à la demande de l’Association des Spécialistes de Pneu et Mécanique du Québec (ASPMQ) de prolonger la période de pose des pneus d’hiver. Les centres de pneus et ateliers de mécanique sondés vivent pourtant une période particulièrement contraignante.

Plusieurs ateliers et centres de pneus ont répondu à ce sondage en octobre dernier.

Les résultats indiquent que le roulement des ateliers est grandement ralenti par le respect des normes sanitaires et les effectifs réduits. Selon le sondage mené par l’ASPMQ, six employés en moyenne sont prévus à la pose de pneus d’hiver en temps normal. Pour cet automne, seulement quatre pourront être dédiés à la pose des pneus. Sans compter que les ateliers mécaniques souffraient déjà depuis quelques années d’une pénurie de main-d’œuvre.

Selon les données de Indeed, une plateforme de recherche d’emploi en ligne, en 2019, les offres d’emploi destinées aux diplômés en mécanique automobile ont bondi de 117 % au Québec.

Ce manque de personnel s’ajoute au délai prévu entre les rendez-vous. En effet, avant la COVID-19, la majorité des ateliers mécaniques et centres de pneu prévoyait généralement un délai de 15 à 30 minutes entre chaque rendez-vous. Désormais, afin d’assurer la sécurité des clients et celles des employés, la majorité des ateliers doivent plutôt compter un délai de 30 à 60 minutes.

Facteurs d’engorgement

Tous ces facteurs diminuent le nombre de clients pouvant être traités lors de la pose des pneus. En plus, les ateliers mécaniques prévoient une augmentation des clients potentiels cette année. En effet, de nombreux « snowbirds », qui s’envoleraient normalement vers des destinations aux températures plus chaudes, resteront cette année au Québec et devront chausser leur voiture pour l’hiver. Étant donné la population plus élevée, Montréal et les grands centres seraient les plus à risque d’un engorgement prononcé.

Sans compter qu’une grande partie de la population est en télétravail en ce moment, l’utilisation de la voiture étant limitée, l’urgence de poser les pneus d’hiver se fait moins sentir. Les ateliers mécaniques craignent de ne pouvoir répondre à la demande. Selon le sondage, 63 % des ateliers ont avoué devoir refuser des clients et 67 % disent ne pas opérer au maximum de leur capacité.

L’ASPMQ craint un engorgement et souhaite soutenir les ateliers mécaniques pendant cette période d’achalandage. La prolongation de la date limite, exceptionnellement, aurait permis de libérer un peu la pression ressentie par les mécaniciens et d’assurer la sécurité de la population.

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