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CES 2021 : Les attentes des consommateurs

Quatre experts ont été invités à discuter des attentes des consommateurs envers l’offre de nouveaux véhicules. PHOTO CES 2021

La pandémie mondiale de COVID-19 a profondément modifié les attentes des consommateurs envers les véhicules qui leur sont offerts.

Un panel de quatre experts s’est prononcé sur cette question dans le cadre du salon virtuel CES 2021. Animé par Alexis Shoemaker de la Consumer technology association, ce groupe a expliqué que les lendemains de la pandémie de COVID-19 auront un impact profond sur les attentes des consommateurs en matière de mobilité.

Selon ces experts, ces effets seront durables. La perte de confiance envers les transports en commun et le partage de véhicules va laisser sa marque. Qui plus est, selon des études, seulement 20 % des employés en télétravail souhaitent revenir au bureau à plein temps.

Il y aura donc une réduction de l’achalandage dans les villes ce qui va entraîner possiblement des réaménagements du réseau routier, laissant plus de place aux espaces verts.

L’amélioration de l’environnement urbain aurait un impact positif sur l’activité économique locale, sans nécessairement résoudre la problématique de la réduction du nombre de travailleurs dans les centres-ville.

Une bulle sécuritaire

Mais c’est probablement en ce qui concerne les attentes des consommateurs envers les constructeurs automobiles que cette discussion devient intéressante pour nos concessionnaires. Christiane Zorn, basée en Europe pour Audi, souligne que la voiture est devenue une bulle où les automobilistes et leurs passagers veulent se sentir en sécurité. Les accès sans clé, par exemple, sont maintenant un facteur de considération lors de l’achat.

Dans bien des cas, la voiture devient un bureau mobile pour tous ces gens qui travaillent de la maison et qui peuvent vouloir, parfois, un lieu de discussion hors du contexte familial. Cela est d’autant plus vrai que plusieurs gens d’affaires resteront prudents en matière de transport aérien et préféreront utiliser leur voiture pour parcourir de longues distances.

« Les constructeurs doivent offrir une capacité de gestion de données plus élevées pour répondre à la demande de communication à partir du véhicule, explique Andrew Poliak de Panasonic Automotiv. Et c’est vrai aussi pour tout ce qui touche le divertissement. Le véhicule est aussi une bulle familiale où les enfants voudront écouter des films ou consulter les réseaux sociaux. »

Carla Bailo du Center for automotiv research souligne d’ailleurs que si 25 % des consommateurs peuvent acheter un véhicule sans même l’essayer, ils n’auront aucun intérêt à compléter l’achat s’il n’est pas doté des plus efficaces technologies de communication dont ils ont besoin.

À la carte

Les panellistes étaient d’accord pour souligner le fractionnement de la demande. Selon leur sexe, tranche d’âge et occupation professionnelle, les acheteurs potentiels attendront diverses capacités de leur prochain véhicule. Le facteur prix entre en ligne de compte, mais les clients seront prêts à payer pour personnaliser leur véhicule pour obtenir des options utiles.

Par exemple, l’option de créer des bulles audio distinctes pour chaque zone de la voiture est quelque chose de très intéressant quand plusieurs occupants mènent leurs propres activités et que le conducteur veut rester concentré sur la route.

Pour Stefan Buerkle de Robert Bosch, les constructeurs doivent penser dix, 20 ou 30 ans dans l’avenir. « Un premier propriétaire ou l’acheteur d’une voiture d’occasion devrait être en mesure de la personnaliser selon ses goûts et ses besoins. Il faut que dès leur conception que ces véhicules, qui peuvent durer très longtemps, puissent être mis à jour avec de nouvelles options. Ça pourrait d’ailleurs être une source de revenus intéressante pour les constructeurs. »

Avec l’avancé des technologies d’aide à la conduite, les panelistes ont souligné l’importance pour les concessionnaires de prendre le temps de bien en expliquer le fonctionnement à leurs clients. « Nous n’en sommes pas encore aux voitures autonomes et il a un risque que le consommateur fasse trop confiance à son véhicule et soit moins attentif à la route, souligne M. Poliak. À l’inverse, il faut qu’ils comprennent le travail de ces systèmes qui le protège pour prendre confiance en leur fonctionnement. C’est d’ailleurs l’étape qu’il reste à franchir pour plusieurs dans l’acceptation de voitures plus autonomes. »

Catégories : Éditorial, Parc
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