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Inflation, main-d’œuvre & avenir

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Alana Baker, directrice principale, Relations gouvernementales, Association des industries de l'automobile du Canada. Photo AIA Canada

De nombreux secteurs de l’économie, y compris le marché secondaire de l’automobile, ont été fortement touchés par l’inflation, la hausse des coûts de l’énergie et des taux d’intérêt, la pénurie de main-d’œuvre et les perturbations continues de la chaîne d’approvisionnement.

Ajoutez à cela la rareté des véhicules neufs et d’occasion et vous obtenez une situation très complexe et difficile à gérer.

Pourtant, certaines de ces tendances laissent entrevoir des conditions favorables pour le marché de l’après-vente. Les données de l’AIA Canada montrent que les Canadiens conservent leurs véhicules plus longtemps et nous avons vu l’âge moyen des voitures et des camions en service augmenter au cours des deux dernières années. Cela est de bon augure pour nos membres, car les Canadiens devront continuer à investir dans l’entretien et la réparation des véhicules.

Incidences budgétaires

D’un autre côté, les pressions inflationnistes actuelles et la hausse des coûts de l’énergie – y compris les prix de l’essence – ont un impact significatif sur le portefeuille des consommateurs et des entreprises qui les soutiennent et les servent. Dans le cas du marché des pièces de rechange, l’augmentation du coût de la vie pourrait également avoir un impact négatif, en incitant les consommateurs à réduire leurs dépenses et à conduire moins pour économiser de l’argent.

Si nous constatons une diminution du nombre de kilomètres parcourus, cela signifiera probablement une diminution du nombre de véhicules dans les baies d’entretien du marché des pièces de rechange en raison d’une moindre demande d’entretien et de maintenance. De plus, si l’intérêt pour les véhicules électriques se maintient, alimenté par le coût élevé de l’essence, nous pourrions également voir les exigences en matière de service et d’entretien évoluer plus rapidement à mesure que davantage de consommateurs gravitent vers ces véhicules comme mode de transport préféré.

Et si beaucoup de ces consommateurs choisissent de faire entretenir leur VE par un concessionnaire, du moins au début, à plus long terme, on s’attend à ce qu’un plus grand nombre de ces véhicules soient entretenus par des centres d’entretien indépendants, ce qui est à surveiller.

Des conditions de travail difficiles

Alors que les pénuries de pièces et les perturbations de la chaîne d’approvisionnement persistent, une autre préoccupation croissante pour le marché de l’après-vente concerne les conditions de travail très difficiles. Nous constatons que de nombreuses personnes dans l’industrie arrivent à la retraite et que de moins en moins de jeunes suivent un apprentissage pour remplacer ceux qui quittent le marché du travail. En raison de l’évolution de la technologie des véhicules, les techniciens d’entretien automobile sont, par rapport aux autres métiers du Sceau rouge, ceux qui sont confrontés au plus grand nombre de changements dans leur milieu de travail. De plus, le nombre actuel de demandes (ainsi que la formation professionnelle existante) ne suffit pas à suivre le rythme de la technologie automobile émergente et de la demande de compétences que nous voyons devant nous.

L’entretien d’un véhicule moderne implique de travailler avec des outils numériques, de mettre à jour le logiciel du véhicule, et de calibrer et aligner les capteurs qui soutiennent le véhicule. Ces véhicules de haute technologie nécessitent des personnes ayant des compétences de haute technologie pour travailler dessus. De plus en plus, nous devrons attirer des talents ayant à la fois une aptitude pour la sophistication technique des véhicules d’aujourd’hui (surtout si l’on tient compte de l’électrification et de l’avenir) et le désir d’offrir un excellent service à la clientèle.

Par conséquent, en tant qu’industrie, nous devons poursuivre nos efforts pour promouvoir le marché secondaire comme un secteur innovant, moderne et tourné vers l’avenir, qui offre un service et une valeur exceptionnels aux propriétaires de véhicules canadiens. Cela signifie qu’il faut collaborer avec le gouvernement et regarder au-delà des bassins de main-d’œuvre traditionnels tout en investissant activement dans le recrutement, la formation, la technologie et l’infrastructure afin de s’assurer que notre industrie demeure un moteur important de l’économie canadienne, aujourd’hui et demain.


Alana Baker est directrice principale des relations avec les gouvernements au sein de l’AIA Canada. Vous pouvez la joindre à l’adresse [email protected].

 

Catégories : Chronique, Mécanique
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