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Aimes-tu ta job ?

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Sans partage de la passion, il sera difficile d’attirer des jeunes dans notre industrie. PHOTO ShutterStock

Il n’y a pas une semaine qui passe sans que des gens de l’industrie me demandent si je connais quelqu’un pour combler un poste vacant dans leur entreprise.

Plusieurs secteurs de notre économie, dont celui de l’automobile, souffrent de la rareté de main-d’œuvre qualifiée. Le défi sera encore plus grand dans quelques années alors que l’on arrivera à un sommet des prises de retraites. Voici ce que je vois comme étant trois pistes de solution.

Valoriser

Chaque jour, chacun de nous pouvons parler de notre emploi à un grand nombre de personnes donc des jeunes qui seront influencés dans leur choix de carrière. Mon père était restaurateur et je n’ai pas suivi son métier, car tout ce que je voyais c’est qu’il travaillait les week-ends et qu’il avait des problèmes avec son personnel … Il faut valoriser et transférer sa passion aux autres, ils verront différemment le métier. Ce n’est pas avec des commentaires négatifs que l’on va convaincre les jeunes qui hésitent entre divers métiers d’opter pour la technique automobile.

Notre secteur est en constante mutation et il faut présenter à ces jeunes à quel point l’essor technologique peut être stimulant pour eux. Tous les systèmes électroniques ou encore l’arrivée des véhicules électriques et hybrides devraient les allumer.

Les pointes de travail

Eh oui, nous travaillons avec les pointes reliées aux saisons. Il faut donc penser autrement pour combler ces périodes de pointe : les retraités à temps partiel qui connaissent le métier, les étudiants qui pourraient être libérés d’étude durant ces périodes ou profitant de stages rémunérés et comptant pour leurs heures de formation pratique, peuvent être des sources vous permettant d’y arriver. Consultez aussi les membres de votre équipe qui sont souvent de très bonnes sources pour identifier des candidats potentiels.

La relève

Un employeur vous a donné votre première chance d’emploi, malgré votre manque d’expérience, possiblement votre esprit à la fête et vos lendemains de veille… on a tous été jeunes. L’important est de bien encadrer et accompagner le jeune afin de lui apprendre et de pratiquer. J’en veux pour exemple des centres de pneus qui font entrer leurs nouvelles recrues quelques semaines avant la période de changement de pneus pour qu’ils se familiarisent avec les équipements et se pratiquent avec de vieilles roues.

Seul le temps travaillé donne l’ancienneté, on ne peut devenir bon du jour au lendemain. De plus, c’est l’occasion idéale de leur montrer votre entreprise de l’intérieur et de leur faire comprendre comment ils pourront y progresser dans leur carrière.

Il faut aussi travailler sur son savoir-être, qui lui aussi vient avec l’expérience. L’interaction avec les membres de l’équipe et le cas échéant, avec la clientèle, est aujourd’hui un facteur très important pour nos entreprises.

L’avenir dépend de vous. Attention à vos paroles, faites briller l’industrie qui vous passionne et donnez la chance aux jeunes comme vous avez eu cette chance de débuter dans notre industrie et y demeurer.


Mario Comtois, président de la division du Québec de l’AIA Canada, est directeur général de Carrus. Il œuvre dans le secteur depuis plus de 40 ans et tient à en partager sa passion.

 

Catégories : Chronique, Mécanique
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