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Introuvable relève : que faire en pleine crise ?

Impossible de rester inactif devant l’hémorragie de la main-d’oeuvre et une relève rare et mal préparée.

Système scolaire non adapté et pénurie croissante de main-d’oeuvre qualifiée n’ont jamais autant mis en péril nos services d’entretien automobile.

Les signaux viennent de partout et ce n’est que le début. Récemment, un atelier de Sherbrooke était incapable de remplacer deux retraités – fût-ce par des apprentis – ni même de trouver un préposé !

Nombreux sont d’ailleurs les garagistes qui craignent une surenchère qui les obligera très bientôt à réduire leurs services, revoir leurs conditions d’embauche, ou fermer.

Il est pressant d’agir en cette déterminante année 2018, et à plusieurs niveaux, si on veut éviter l’effondrement de nombreux ateliers de mécanique.

Virage et technologie

Notre survie passe par une nouvelle perception de nos métiers, la nécessité d’accepter que nous sommes dorénavant dans un secteur hautement technologique, et la rapidité de procéder en fonction de cette réalité.

C’est par elle, qui a pratiquement transformé les véhicules en ordinateurs mobiles, qu’on va attirer les jeunes et les meilleurs cerveaux, à condition de mettre ce fait en vedette à tous les niveaux.

Il ne faudra pas se surprendre de constater que les jeunes qu’on embauchera vont rapidement devenir meilleurs que nous, parce que la technologie dans laquelle ils sont nés fait en quelque sorte partie de leurs gènes.

Pour faire face à cette réalité, on doit transformer nos ateliers et nos méthodes, et améliorer notre façon d’accueillir et d’intégrer la nouvelle main-d’oeuvre.

On devra également ajuster nos prix et nos salaires, à condition de pouvoir compter, de plus, sur le plein partenariat des institutions publiques dont on dépend.

Un système à corriger

Or, à l’aube de la voiture autonome ou mue par des énergies diverses et renouvelables, voilà où en est le ministère de l’Éducation :

  • Le programme du DEP en mécanique automobile date de plus de 20 ans.
  • N’importe qui peut s’y inscrire sans être soumis à quelque type de sélection, malgré le niveau élevé et sans précédent d’aptitudes et de connaissances qu’exige le métier.
  • En dépit de la pénurie grandissante d’enseignants, on ne peut en outre y recruter que des techniciens professionnels possédant un bac en enseignement, ou s’engageant à l’obtenir.

Un réveil à sonner

Qui va réveiller les autorités ? Il est incompréhensible qu’à ce jour, les hauts fonctionnaires voient encore les centres de formation professionnelle des métiers de l’automobile comme un fourre-tout.

Personne ne semble posséder un véhicule récent, saisir la complexité des nouveaux et multiples systèmes dont ils sont dotés, et reconnaître la nécessité de les entretenir et de les réparer de façon sécuritaire.

Personne ne semble en outre conscient que de nouvelles formations de haut niveau en électronique et en informatique sont requises, ou n’accorde l’importance qui se doit à ce secteur si névralgique.

Sports 10 – mécanique 0

Ce n’est pourtant pas l’argent qui manque. À preuve, le ministère de l’Éducation finance à fond de train les 450 programmes élitistes de sport-études offerts par 45 écoles secondaires.

Il y a de quoi poser de sérieuses questions aux autorités quant à leur perception et leur plan d’action concernant les métiers de l’automobile, dont dépend directement le fonctionnement de l’économie.

Catégories : Mécanique

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