fbpx

Voitures électriques et hybrides : un segment de marché à saisir

Autosphere » Mécanique » Voitures électriques et hybrides : un segment de marché à saisir

Les voitures électriques et hybrides arrivent à vos portes. Êtes-vous prêt ?

Le premier réflexe est de considérer que le phénomène est anecdotique. Au 31 juillet 2016, au Québec, on comptait 11 216 véhicules hybrides branchables et électriques, dont 5035 entièrement électriques. Comparativement à l’ensemble du parc automobile, il s’agit en effet d’une goutte d’eau dans un océan de véhicules.
Mais la vente de ces voitures dites vertes progresse constamment. Les modèles hybrides et tout électriques se multiplient, et il ne s’agirait que d’une autre hausse sensible du prix du carburant pour voir les ventes prendre un nouvel essor.
Plusieurs de ces voitures, commercialisées depuis le début des années 2000, accèdent graduellement au marché secondaire. Bref, surtout dans les grands centres où elles sont concentrées, les voitures comportant un groupe moteur électrique commencent à arriver aux portes des ateliers de mécanique.
Savoir réparer
« Il y a beaucoup d’éducation à faire auprès des automobilistes qui ont choisi cette technologie », tranche d’entrée de jeu Wilson Almeida, directeur de la formation technique à l’Académie Vast-Auto. « Ils pensent qu’après la garantie s’appliquant sur leur voiture, ils doivent encore faire l’entretien chez le concessionnaire. Avec la formation spécifique et quelques accessoires qui ne demandent pas de grands investissements, les techniciens peuvent très bien entretenir et réparer ces voitures. Ça semble compliqué, mais les garagistes qui passent dans nos salles de cours en ressortent convaincus qu’une voiture hybride ou électrique, ça reste une voiture. »
On retrouve sur le marché des voitures alimentées en tout ou en partie par un moteur électrique utilisant trois grandes familles de technologies. Selon la formule retenue et l’offre des réseaux, une journée ou quelques blocs de quatre heures permettent non seulement aux techniciens de bien comprendre leur fonctionnement, mais aussi de travailler efficacement sur ces voitures.
Accessible aux ateliers
« Non, ça ne prend pas une carte de compétence en électricité, répond avec le sourire Donald Thibault, formateur chez TechPro, de la bannière Uni-Sélect. Un technicien qui a une formation récente sur les systèmes électriques automobiles peut se mettre à jour en suivant un cours d’une journée. Et on parle ici de diagnostic, d’entretien et de réparation. On n’est plus dans l’abstrait ; on est rendu dans les travaux pratiques. »
Comme l’explique M. Thibault, la formation sera le principal poste de dépense d’un atelier qui veut s’ouvrir à l’entretien de ces véhicules. « Une paire de gants de protection contre la haute tension, un multimètre approprié et quelques cônes oranges pour délimiter la zone de travail sont tout ce que l’atelier nécessite. Tout le diagnostic se fait avec les moniteurs et les logiciels existants. »
Le mythe de l’entretien
Évidemment, si le plan d’affaires de votre entreprise repose en grande partie sur les changements d’huile moteur, cet article risque d’avoir peu d’intérêt pour vous. Ceci étant dit, voiture hybride comme électrique ont besoin d’entretien. Par exemple, la suspension est particulièrement mise à l’épreuve sur ces voitures chargées de lourdes batteries, tout comme les pneus d’ailleurs, qui s’useront plus rapidement pour la même raison.
Le diagnostic est important, car les systèmes de la voiture fonctionnent souvent différemment de ceux d’une voiture conventionnelle. Ainsi, le climatiseur sert parfois d’échangeur de chaleur avec la batterie. Son entretien devient primordial. Qui plus est, sur certains modèles, un système est dédié au refroidissement des complexes cellules de la batterie et doit être entretenu dans les règles de l’art.
On y trouve moins de courroies pour activer les accessoires, certes, tout étant électrique, mais cela augmente le nombre des engrenages qui doivent être lubrifiés. Et les freins, qui servent peu puisqu’une partie du freinage est assumé par le moteur électrique, tendent à rouiller faute d’être utilisés.
« Il faut savoir ce qu’on doit faire lorsque la voiture arrive dans l’atelier, précise Philippe Bussières, également formateur chez TechPro. Surtout lorsqu’on parle de haut voltage, il n’y a aucune place à l’improvisation. Mais un bon technicien, formé et confiant face aux nouvelles technologies, va s’en sortir comme l’auront fait avant lui les garagistes qui ont surmonté l’introduction constante de nouvelles technologies. »
Une image de marque
Le nombre de voitures hybrides et électriques est encore peu élevé. Mais la communauté des propriétaires de ce type de voitures est tissée serré. Si un atelier affiche qu’il est en mesure d’entretenir et de réparer les voitures de ce type, le bouche-à-oreille dans cette communauté lui attirera une clientèle. Qui plus est s’il installe une borne de rechargement bien en vue devant son commerce.
Pour l’ensemble des clients, même ceux qui conduisent une voiture conventionnelle, le simple fait d’indiquer cette capacité technique leur passera un message de compétence technique supérieure.
Les pièces du marché secondaire pour les voitures hybrides et électriques deviennent de plus accessibles aux ateliers de mécanique. Raison de plus pour démontrer une certaine ouverture d’esprit face à ce segment d’un marché marginal, mais en croissance.

Au coeur du moteur électrique, ces piles conçues différemment selon le constructeur demandent un suivi, nous expliquent Philippe Bussières et Donald Thibault.
Catégories : Mécanique

ARTICLES POPULAIRES

AAPEX 2021 Button FR

SEMA360 Button FR

Calendrier

Nos partenaires

Menu
X