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Environnement de chocs en série

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John Fanjoy est analyste économique à la Banque Scotia. Photo John Fanjoy

De nombreux facteurs économiques s’améliorent, mais la « volatilité » est devenue la nouvelle norme.

Nous vivons dans un monde où l’on peut parfois dire que « les bonnes nouvelles sont les mauvaises. » Le taux de chômage reste très bas au Canada, les dépenses de consommation continuent de résister, et le PIB canadien a augmenté de 3,1 % au premier trimestre en taux annualisé, ce qui est une bonne nouvelle dans l’ensemble. Mais dans un autre sens, il s’agit également d’une mauvaise nouvelle, car la Banque centrale continue de se demander si elle a fait assez pour ramener la demande excédentaire au niveau de l’offre, ce qui atténuerait les pressions à la hausse sur les prix, alors qu’elle cherche à ramener l’inflation à son objectif.

Des secousses régulières

Ces dernières années, c’est presque comme si nous avions des « chocs en série », avec un événement qui se produit tous les deux mois et qui secoue l’économie. Cela a commencé avec COVID, puis les chaînes d’approvisionnement, et plus récemment les faillites de trois banques régionales américaines, et l’effet à court terme des incendies de forêt au Canada. Malgré tous ces chocs, la Banque centrale du Canada a pour mandat de viser un taux d’inflation annuel de 2 %. Par conséquent, début juin, elle a mis fin à sa pause conditionnelle et a relevé le taux d’intérêt au jour le jour à 4,75 %, tout en gardant la porte ouverte à un nouveau resserrement de la politique monétaire si nécessaire.

L’économie canadienne reste solide

Plus d’un an après le début du cycle de resserrement le plus rapide depuis des décennies, l’économie fait toujours preuve d’une étonnante résilience. Les dépenses de consommation ralentissent, mais restent soutenues. En mai, les ventes d’automobiles au Canada se sont améliorées après trois mois de croissance nulle ou négative des ventes corrigées des variations saisonnières. Les ventes sont en hausse de 3,7 % depuis le début de l’année par rapport à 2022, mais elles restent inférieures de 18,5 % aux chiffres de 2019, avant la pandémie. Les consommateurs veulent faire les gros achats qu’ils ont remis à plus tard pendant la pandémie, y compris les nouveaux véhicules, mais les taux de financement élevés sont un facteur qu’ils doivent prendre en considération.

Le taux de production augmente, mais des défis subsistent

Du côté de l’offre, le taux de production de véhicules légers en Amérique du Nord a atteint 16,2 millions d’unités corrigées des variations saisonnières et annualisées en avril 2023. Il s’agit du rythme le plus rapide en données corrigées des variations saisonnières depuis juillet 2020, lorsque la production de véhicules a augmenté à la suite de la première vague de fermetures liées à la pandémie. Les contraintes de production ne sont pas encore résolues, et ce niveau devra rester stable pendant une période prolongée pour influer positivement sur la pression que les problèmes d’approvisionnement en véhicules exercent sur les ventes d’automobiles. Au Canada, nous prévoyons 1,66 million de véhicules en 2023. Avec la baisse des taux d’intérêt et de l’inflation, nous prévoyons que ce chiffre passera à 1,75 million en 2024.

Un chemin long et semé d’embûches pour les États-Unis

Les États-Unis sont également confrontés à des taux de financement élevés et à une pression continue sur l’offre de véhicules. Alors que les ventes au Canada ont légèrement augmenté en mai, les États-Unis ont enregistré leur troisième baisse des ventes corrigée des variations saisonnières en quatre mois. La reprise sera longue et semée d’embûches, rendue plus difficile par l’augmentation des taux d’intérêt qui devraient rester élevés jusqu’au premier trimestre 2024. Le prêt automobile à 48 mois aux États-Unis a atteint 7,0 % en mai, soit le taux moyen le plus élevé depuis octobre 2009, et le coût du financement devrait rester élevé jusqu’à la fin de l’année.

Bien entendu, les nouvelles ne sont pas toutes mauvaises pour les concessionnaires automobiles canadiens. Ces chocs en série constituent la « nouvelle normalité », mais l’économie reste résistante et les gens veulent acheter des véhicules. Avec le temps, cette demande finira par entraîner une reprise générale.

 

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