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La fin de vie des véhicules électriques

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Les recycleurs automobiles doivent être prêts, dès aujourd’hui, à valoriser les pièces des véhicules électriques. PHOTO Robert Linder / Unsplash

L’intérêt des Canadiens pour les véhicules électriques progresse significativement alors que les constructeurs multiplient l’offre.

Mais qu’advient-il de ces véhicules de nouvelle technologie en fin de vie ?

C’est la question qu’ont abordé des spécialistes dans le cadre d’une récente rencontre virtuelle de l’Association des recycleurs du Canada.

Joanna Kyriazis de Clean Energy Canada, a mis la table en parlant des objectifs du gouvernement canadien en matière de transition vers des énergies propres.

Pour le secteur automobile, Ottawa souhaite qu’au moins 50 % des voitures neuves vendues au pays en 2030 sois sans émission et que la totalité de l’offre soit sans moteur à combustion interne.

En 2040, le gouvernement fédéral souhaite que là où cela est possible, 100 % des véhicules intermédiaires et lourds offerts sur le marché soient sans émission.

Des habitudes qui changent

« Tout comme ailleurs dans le monde, le transport est la seconde source de pollution au Canada et la transition vers des énergies propres progresse rapidement, avec de nettes accélérations en France, en Allemagne ou au Royaume-Uni. Si le Canada a du terrain à rattraper, la tendance vers l’électrification est réelle ici aussi. Nos plus récentes études démontrent que 59 % des Canadiens envisagent l’achat d’un véhicule électrique lors de leur prochain remplacement. Ce pourcentage monte à 64 % au Québec. De plus, 70 % des résidents urbains considèrent positivement cette option pour 48 % des ruraux. »

Selon Clean Energy Canada, un automobiliste qui se convertit aux véhicules électriques vont économiser entre 800 et 200 dollars en carburant et voir une baisse des frais d’entretien de 100 dollars annuellement.

Selon Mme Kyriazis le Canada est particulièrement bien positionné pour saisir les occasions d’affaires créées par ce virage vers des énergies propres.

Le pays a accès aux minéraux critiques entrant dans la fabrication de batteries pour VÉ, possède une main-d’œuvre qualifiée et un noyau important de recherche et fait partie d’un marché nord-américain de proximité.

Un autre avantage du Canada est que ses pratiques manufacturières sont responsables en matière d’environnement et qu’elle peut s’appuyer, notamment au Québec, sur une électricité propre.

Une technologie à s’approprier

Prenant la parole à son tour, Steve Fletcher, directeur des Recycleurs automobiles du Canada (ARC) a clairement expliqué que les recycleurs doivent dès maintenant se préparer à l’arrivée de ces véhicules de nouvelle génération.

« Il faut penser que les véhicules électriques et hybrides vont arriver dans nos centres pas seulement en fin de vie, mais aussi dès le lendemain de leur sortie du concessionnaire en cas de collision entrainant une perte totale ». Mentionnons que l’ARC compte sept associations provinciales, dont l’ARPAC au Québec.

Il a expliqué que 1.6 million de véhicules sont retirés de la route annuellement au Canada, dont un fort pourcentage constitué de véhicules récents impliqués dans des collisions majeures obligeant leur retrait permanent de la circulation.

Des pièces à valoriser

Les recycleurs savent déjà comment retirer et valoriser le maximum de pièces des voitures dont ils font l’acquisition avant d’envoyer la carcasse à la récupération de métal.

Les véhicules électriques ne font pas exception même s’ils demandent une approche différente.

« Les VÉ sont plus dispendieux à l’achat mais offrent des revenus intéressants pour les recycleurs, explique M. Fletcher. Il y a un marché pour les batteries et celles retirées de modèles populaires, comme les Bolts, Volts et Leafs peuvent représenter de 2000 à 4000 dollars en revente. On peut ajouter à cela le système de transmission, particulièrement durable sur ce type de modèles ou encore les aimants dans les roues comportant souvent des métaux rares. »

Il mentionne toutefois l’importance d’une formation adéquate pour bien valoriser les composantes de ces véhicules dans le respect de l’environnement et selon des processus sécuritaires.

D’autant que la voiture électrique est plus lourde que son équivalent à essence.

« Il est encore difficile d’évaluer la demande pour les pièces recyclées de véhicules électrique, constate-t-il. Elle va évoluer au même rythme que la conversion du parc automobile. Même chose du côté de la gestion des inventaires où le nombre de batteries de VÉ disponibles varie grandement d’un recycleur à l’autre. Chose certaine, notre industrie doit être en mesure de gérer ces changements et construire nos entreprises en prévision de l’avenir et ce, en toute sécurité. »

 

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