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Recyclage des batteries de VÉ : Qui va s’en charger ?

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La question de savoir qui sera responsable du recyclage des batteries des véhicules électriques est toujours en suspens. Photo General Motors

Les gouvernements sont aux prises avec cette industrie émergente.

Les véhicules électriques permettent de « passer au vert », mais leur achat n’est qu’une partie de l’histoire. Ce qui leur arrive en fin de vie est également un élément important de l’équation, mais nous n’en sommes encore qu’au début. La question de savoir qui sera responsable du recyclage des batteries de véhicules électriques fait encore l’objet de nombreuses discussions, mais aucune décision définitive n’a encore été prise.

« Les personnes intelligentes considèrent qu’il s’agit d’une véritable économie circulaire », a déclaré Steve Fletcher, directeur général de l’Automotive Recyclers of Canada, qui compte 350 membres au niveau national. « Le Canada veut construire des batteries et des voitures, il faut donc des matériaux essentiels, la structure de charge, les techniciens, puis la fin de vie. »

Propositions de programmes

Jusqu’à présent, ni le Canada ni les États-Unis n’ont promulgué de mandats de recyclage, au niveau fédéral ou provincial/étatique, mais des propositions sont en cours d’élaboration. La Colombie-Britannique élabore des programmes de recyclage des batteries et a exigé que les batteries et les chargeurs des VÉ soient recyclables d’ici 2023 dans le cadre de son règlement sur le recyclage et de sa stratégie de responsabilité élargie des producteurs (REP). Dans le cadre de la REP, les batteries doivent être conçues par leurs fabricants non seulement pour leur performance énergétique, mais aussi pour leur facilité de démontage en vue de leur recyclage et de leur réutilisation.

La Colombie-Britannique a également élargi la REP pour inclure le recyclage réglementé des batteries de VÉ par étapes. Le programme débuterait à la fin de 2023 ou au début de 2024, et serait pleinement opérationnel en 2026. L’Institut Pembina, basé en Colombie-Britannique, un groupe de réflexion sur les questions environnementales, a demandé aux dirigeants provinciaux de collaborer avec le gouvernement fédéral afin d’exiger que des matériaux recyclés soient utilisés dans les nouvelles batteries fabriquées au Canada, et de normaliser les informations sur la composition chimique des batteries. Selon eux, cela permettra de « boucler la boucle de la chaîne des matériaux et de stimuler les investissements dans les capacités de recyclage. »

En début de partie

Le Québec a également proposé une REP pour ceux qui fabriquent et vendent les véhicules, mais « a retiré cette proposition parce que toutes les personnes concernées ont dit qu’il était beaucoup trop tôt pour choisir des gagnants et des perdants, et qu’il y a tellement d’entrants sur le marché que vous supprimerez la concurrence en forçant les fabricants à (prendre des batteries), a déclaré M. Fletcher. Elle a été retirée en attendant d’autres informations, y compris de notre part. »

La Californie travaille également sur des propositions similaires. Sa loi de 2006 sur le recyclage des batteries rechargeables obligeait les détaillants à accepter et à collecter les batteries non automobiles pour les réutiliser, les recycler ou les éliminer. En 2019, elle a réuni un groupe consultatif chargé de travailler sur des mises à jour pour inclure les batteries des VÉ. Le groupe de parties prenantes a recommandé le recyclage obligatoire, ainsi que deux propositions différentes. L’une d’entre elles était une REP effectuée par le constructeur du véhicule. L’autre proposition était de faire en sorte que la responsabilité incombe au constructeur automobile ou au démonteur, en fonction des circonstances individuelles, comme le remplacement de la garantie par le constructeur automobile par rapport à la fin de vie du véhicule.

Les recycleurs veulent les batteries

La proposition constructeur / démonteur a reçu la majorité des votes de tous les membres du groupe, soit 93 %. Parmi les constructeurs automobiles représentés au sein du groupe consultatif, tous ont voté contre la première proposition, à l’exception de Tesla, qui s’est abstenu.

Cette deuxième proposition est le choix de M. Fletcher pour que les recycleurs réalisent les bénéfices nécessaires sur les véhicules hors d’usage. « Dans le cas d’un moteur à combustion interne, notre argent est principalement investi dans le moteur et la transmission, a-t-il déclaré. Si le constructeur automobile prend la batterie, c’est l’élément de valeur. Les moteurs électriques ont moins de pièces mobiles et ils ne s’usent pas, donc il n’y a pas besoin d’en avoir un d’occasion. »

Les recycleurs obtiendront toujours des articles de remplacement en cas de collision, comme les portes et les pare-chocs, a-t-il dit, et les VÉ contiennent plus de cuivre, mais le travail vital que les recycleurs font avec le reste du véhicule ne sera pas suffisant sans ce composant majeur. « Ne t’attends pas à ce que tu nous enlèves les trucs chers et que tu nous laisses le reste de la voiture. »

Nos frontières et au-delà

Le Canada compte actuellement trois grandes entreprises de recyclage de batteries, à divers stades de développement et d’activité, dont Retriev Technologies, en Colombie-Britannique, qui fait partie de Cirba Solutions ; Li-Cycle, en Ontario ; et Lithion, au Québec.

Aux côtés de ces entreprises, M. Fletcher s’intéresse au recyclage dans toute l’Amérique du Nord. « C’est une chaîne d’approvisionnement tellement complexe », a-t-il déclaré.

À l’heure actuelle, le recyclage n’en est qu’à ses débuts et le principal problème est de trouver suffisamment de batteries pour développer les processus. « Seuls 5 % sont recyclés, car 95 % (des batteries de VÉ) sont toujours sur la route ou sont destinées au stockage d’énergie secondaire, a-t-il déclaré. Quatre-vingt-dix pour cent du recyclage du lithium est constitué de déchets de production. Cela va changer à mesure que la production devient plus efficace. Ce sont vraiment des cibles mouvantes. »

Malgré cela, le lithium n’est pas le problème majeur. « Sa récupération n’est pas le moteur de l’argent. Ce sont les autres matériaux essentiels dont tout le monde a besoin, comme le cobalt, le manganèse et le nickel. C’est un domaine qui est très nouveau et nous sommes en train d’écrire une feuille de route pour l’industrie. »

 

Catégories : Carrosserie, Éditorial
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