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Relever le défi des pièces manquantes

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Paul Stella, gestionnaire du programme de réparation et finition chez Toyota a abordé la question de l’approvisionnement en pièces. PHOTO CCIF

Dans le cadre d’une rencontre virtuelle, le CCIF invitait, le 6 avril, Paul Stella de Toyota pour discuter de l’enjeu des pièces manquantes en carrosserie.

Paul Stella, gestionnaire du programme de réparation et finition chez Toyota, a tout d’abord expliqué le contexte qui impacte les carrossiers, mais aussi les consommateurs. L’animateur de cette rencontre, Patrice Marcil, président du CCIF, a ajouté que le consommateur est confronté à des semaines sinon des mois d’attente avant de pouvoir récupérer son véhicule, faute de pièces pour le réparer.

« Un coup d’œil dans la cour vide des concessionnaires démontre qu’il y a un problème d’approvisionnement dans toute l’industrie, illustre M. Stella. L’impact de la COVID, il y a deux ans, et le maintien de certaines mesures sanitaires affectent encore la capacité des usines à produire les pièces dont nous avons besoin. Qui plus est, les problèmes de logistique de transport sur toute la chaîne sont loin d’être résolus. Alors que les activités reprennent et que les consommateurs remettent leurs véhicules sur la route, la demande augmente chez les carrossiers. Pour ces derniers, les pièces manquantes retardent évidemment les livraisons, remplissent les cours de véhicules en attente et allongent les prêts de voitures de courtoisie. »

Prudence et jugement

Questionné au sujet de la réparation temporaire ou de la réparation de pièces au lieu de leur remplacement, M. Stella fait appel à la prudence et au jugement. « Il peut être possible de remettre sur la route un véhicule en attente de pièces si ce dernier performe normalement et est sécuritaire. Il faut surtout informer le client et faire preuve de jugement. Évidemment, pour un logo ou une moulure, le client peut partir et revenir plus tard, mais certains ne voudront pas prendre possession de leur voiture avant que les réparations soient complétées. »

Stella invite les carrossiers à se référer attentivement aux processus de réparation des constructeurs. Certaines pièces ne peuvent être réutilisées ou encore réparées. Il comprend que dans le contexte les carrossiers peuvent décider de réparer certaines pièces au lieu d’en attendre de nouvelles pour réduire les délais. « Mais il faut s’assurer que cela est possible dans le processus et que l’atelier détient les outils nécessaires pour le faire. »

Réduire les délais

Comme le mentionne M. Stella, il est impossible de prédire quand la chaîne d’approvisionnement va retrouver son rythme normal. Entre-temps, il guide les carrossiers vers de bonnes pratiques de planification.

Par exemple, il recommande un démontage rigoureux des zones touchées par la collision pour s’assurer que toutes les pièces sont commandées avant le début du travail. Il suggère qu’à la réception de la pièce une comparaison minutieuse avec la pièce à remplacer soit faite, question de s’assurer qu’elle trouvera bien sa place sur la carrosserie. Il va même plus loin en recommandant de monter la pièce avant de l’envoyer à la chambre à peinture pour bien s’assurer qu’elle s’insérera correctement. Un conseil important, surtout quand on sait que les fournisseurs refusent habituellement de reprendre une pièce peinte. M. Stella mentionne aussi que pour réduire les délais que l’atelier devrait rapidement prendre rendez-vous avec le concessionnaire lorsqu’il lui sous-traite les calibrations ADAS lorsqu’il sait quand il aura besoin de ce service.

Mentionnons finalement que ce spécialiste indique qu’il est intéressant pour le carrossier et son client de vérifier s’il n’y a pas des rappels sur le véhicule sur lequel il travaille. « Si c’est le cas, il peut en informer son client, prendre rendez-vous avec le concessionnaire et rendre service à son client, par la même occasion. »

 

Catégories : Carrosserie, Éditorial
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