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Mettre les estimateurs à niveau

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La nouvelle formation pour estimateurs de dommages automobiles répond aux demandes des ateliers de carrosserie qui ont été impliqués dans le processus. PHOTO CSMO-Auto

C’est le 12 avril que le CSMO-Auto lançait sa toute nouvelle formation s’adressant aux estimateurs de dommages des ateliers de carrosserie.

L’évènement, auquel une centaine de personnes a assisté, s’est déroulé virtuellement. D’entrée de jeu, Danielle Le Chasseur, directrice générale du CSMO-Auto, a expliqué que cette formation s’inscrit dans la volonté de son organisme de soutenir le secteur de la carrosserie confronté à plusieurs défis.

« La création de ce programme spécifique de formation découle directement de la demande du secteur, explique-t-elle. Nous avons opté pour une formation en ligne afin de nous assurer qu’elle serait accessible à tous les ateliers du Québec tout en offrant une grande flexibilité. En effet, une fois inscrit, le participant pourra suivre la formation au moment qui lui convient. »

La formation est découpée en dix capsules pour un total de dix heures. Les frais d’inscription sont de 850 dollars. Elle s’adresse en premier lieu aux estimateurs déjà à l’emploi d’un atelier de carrosserie, mais pourrait aussi être accessible aux travailleurs de ce secteur qui sont appelés à occuper ce poste. Ceci dit, les participants doivent avoir accès aux plateformes d’estimation de Audatex ou Mitchell puisqu’une partie de la formation visera la préparation d’estimés avec ces outils numériques.

La formation pourra être suivie sur la plateforme du CSMO-Auto à l’aide d’un ordinateur, une tablette numérique ou même un téléphone intelligent.

Une formation fractionnée

Pour s’assurer de l’apprentissage des connaissances requises, le programme a été divisé en courtes sessions allant de dix minutes à deux heures. Elles sont émaillées de vidéos explicatives animées par des experts et de questions lors du parcours pour s’assurer de la compréhension de chaque partie de modules.

Cette formation couvre la maîtrise des outils informatiques, l’analyse de l’assignation, les pré et post scans, le repérage des dommages, la prise de photos, la rédaction du devis d’estimation, la mise en production des travaux, leur contrôle, la gestion des suppléments et la fermeture du dossier. Un participant doit compléter un module avant de passer au prochain. Il pourra aussi revenir sur un module réussi plus tard pour valider ses connaissances.

C’est appuyée par de courtes vidéos explicatives que la formation, sous forme de dix modules, sera accessible. PHOTO CSMO-Auto

Tout le secteur satisfait

Un panel virtuel a été organisé dans le cadre de ce dévoilement. Il regroupait Luc Fillion, conseiller stratégique pour la CCPQ ; Denis Barette, directeur du développement des affaires pour la CCAQ et les carrossiers CarrXpert ; Maurice Lefrançois, directeur général adjoint du GAA ; Yves Roy, vice-président régional du Réseau Fix et Yves Robichaud, directeur général de CARSTAR. Tous représentent des organismes et réseaux qui ont contribué à la création de cette formation.

Pour Luc Fillion, cette formation, attendue par les carrossiers, va permettre d’ajouter de la valeur au poste d’estimateur. Qui plus est, selon lui, la grande complexité des véhicules modernes demande une compréhension de toutes les étapes de réparation afin que le carrossier soit payé pour l’ensemble de son travail.

De son côté, Maurice Lefrançois voit dans cette formation une façon efficace de développer un langage commun entre les estimateurs des assureurs et ceux qui travaillent dans les entreprises de réparation. « Les estimateurs en atelier sont les premiers intervenants dans le cycle de réparation qui doit se conclure par la satisfaction de nos clients. Il s’agit d’un bel effort concerté par tous les intervenants du secteur qui vient appuyer la nécessité d’investir en formation dans le cadre d’une évolution rapide des technologies. »

Cet élément a d’ailleurs été repris par Denis Barette qui a mentionné que les nouveaux véhicules développés par les constructeurs visent à réduire l’impact environnemental de l’automobile, mais aussi de garantir le plus haut niveau de sécurité pour les automobilistes. « Il faut que la voiture ressorte de l’atelier telle qu’elle a été conçue à l’origine. On doit porter un grand soin aux réparations en comprenant qu’on ne peut plus faire les choses comme avant. À cet égard, la formation sera un pivot pour le secteur pour les années à venir. »

Un panel composé d’importants joueurs du secteur de la carrosserie a expliqué l’importance de cette formation pour les estimateurs en atelier. PHOTO CSMO-Auto

Yves Roy du Réseau Fix a aussi souligné l’importance de la formation pour non seulement faire progresser les travailleurs en poste, mais aussi pour attirer de nouveaux talents. Mentionnant que son réseau compte maintenant trois centres de formation répartis à travers le Canada, M. Roy a mentionné que la formation en estimation des dommages doit aussi être accessible à l’ensemble des travailleurs déjà en entreprise qui voudraient accéder à ces fonctions.

Pour Yves Robichaud de CARSTAR, le lancement de cette formation illustre les résultats que peuvent obtenir le secteur quand tous ses joueurs travaillent ensemble. « Nous avons des points communs sur lesquels nous pouvons collaborer. Il reste encore beaucoup à faire. »

Mentionnons finalement que des discussions pour faire créditer cette formation dans le cadre du programme I-Car sont en cours. Tous les détails sur CSMO-auto.com.

 

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