fbpx

La compétence, un gage de croissance ! par Danielle LeChasseur

Il existe plusieurs solutions pour insuffler une culture de formation dans nos entreprises du secteur automobile. PHOTO Shutterstock

Lors du forum sur la requalification de la main-d’œuvre et de l’emploi qui se tenait en octobre dernier, le ministre Boulet invitait le milieu du travail et de l’éducation à faire front commun pour requalifier les 400 000 chômeurs du Québec et pour rehausser les compétences de la main-d’œuvre déjà en emploi.

La situation de la main-d’œuvre a changé depuis l’arrivée de la pandémie. Avant, le Québec comptait 200 000 chômeurs et une pénurie de main-d’œuvre sans précédent. La COVID-19 a créé 200 000 chômeurs pandémiques supplémentaires dus à la fermeture massive d’entreprises dans certains secteurs (ex : la restauration) et amplifiée la pénurie dans d’autres secteurs (ex : la santé). Lors de ce forum, plusieurs ministres se sont exprimés sur le rôle capital de la main-d’œuvre pour relancer l’économie, mais surtout, pour assurer la croissance et la productivité des entreprises. Tous les participants reconnaissaient en un fort consensus que la compétence est la clé de la croissance économique du Québec.

Défis du secteur des services automobiles

Le marché du travail a bonifié considérable l’offre d’emploi auprès des travailleurs. Les conditions de travail s’améliorent et certains secteurs sont très créatifs pour attirer la main-d’œuvre, notamment par une offre de formation en emploi. Le secteur des services automobiles devra aussi redoubler d’efforts pour offrir des emplois compétitifs et instaurer une culture de formation en entreprise. Les défis du secteur sont importants au regard des compétences, que ce soit en considération des avancées technologiques ou aux compétences en lien avec le savoir-être, pensons au travail d’équipe, de collaboration et de communication. Avec beaucoup moins de candidats provenant des centres de formation professionnelle (CFP), il faudra embaucher de la main-d’œuvre n’ayant pas encore acquis le niveau de compétence attendu. Il faudra donc envisager et recourir à des stratégies de formation en emploi.

Compétence et qualification

L’industrie des services automobiles doit exiger que les travailleurs qui entretiennent et réparent des véhicules soient compétents et qualifiés. C’est une question de reconnaissance et de crédibilité du secteur. La croissance et la productivité des entreprises de l’industrie seront assurées par une offre de formation qui propose des stratégies adaptées à la réalité.

Il existe déjà plusieurs stratégies de formation en milieux de travail. Que ce soit l’alternance travail étude (ATE), des formations de courtes durées, des formations à temps partiel, des programmes de reconnaissances des compétences, la difficulté pour les entreprises et les travailleurs est de savoir quoi choisir et où les trouver. Un travail collectif est donc à faire pour faciliter l’accès à la formation et uniformiser l’offre pour l’ensemble du Québec.

Mobiliser et concerter

Le CSMO-Auto a créé un comité permanent dans le but de travailler en concertation et en complémentarité avec tous les acteurs de formation de l’industrie. Il est impératif de convenir tous ensemble d’un plan d’action concerté pour réponde aux besoins pressants de développement des compétences de la main-d’œuvre et de formation.


Danielle LeChasseur évolue dans l’industrie des services automobiles depuis 1995. Elle est directrice générale du CSMO-Auto depuis 2007. Elle est titulaire d’un baccalauréat en sciences politiques, d’une maîtrise en gestion de la formation en entreprise et d’un certificat en leadership de gestion.

Articles populaires

Calendrier

Nos partenaires

Menu
X