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Changements des habitudes

L’accès aux pneus d’hiver ne devrait pas causer problème cet automne. (Photo : Shutterstock)

La reprise des activés dans les centres de pneu est une excellente nouvelle, mais elle se fait dans un contexte de changement des habitudes.

En date d’aujourd’hui, les différents centres de pneu et mécanique contactés pour cet article menaient leurs opérations tambours battants. Mais force est de constater que cette nouvelle normalité est loin de celle connue il y a peine deux mois.

« Nous avons maintenu les opérations de base pour les cas d’urgence et nos clients offrant des services essentiels, souligne Patrick Boivin de Centre de pneu Rosemont et mécanique. Mais on parle d’une baisse d’environ 60 % des volumes en mars. Depuis la réouverture générale, la demande a évidemment explosé. Nous avons été en mesure de servir 75 % de nos clients réguliers. »

Des rendez-vous espacés

La prise de rendez-vous subit une grande pression, le calendrier étant rempli jusqu’au début du mois prochain. Évidemment, les nouvelles consignes obligent à espacer les rendez-vous. De plus, certains travailleurs n’ont pas souhaité revenir à l’atelier.

Un facteur à noter à ce centre de pneu, – un phénomène qui se répète possiblement ailleurs au Québec, – ce sont les clients qui se présentent après avoir tenté de changer leurs roues eux-mêmes et arrivent à l’atelier avec un boulon cassé dans le montage.

J’espère qu’il n’y aura pas trop de ces cas de bricoleurs qui mettent leur sécurité et celle des autres en danger.

Louis Carignan, Propriétaire, Les Pneus Carignan

Chez Les Pneus Carignan, Louis Carignan constate aussi une baisse de l’ordre de 50 à 60 % des volumes. Tous les employés permanents sont de retour, mais l’entreprise, dans les circonstances actuelles, n’a pas fait appel aux travailleurs saisonniers.

« Nous nous concentrons sur nos clients réguliers, souligne M. Carignan. Nous avons mis de côté pour le moment l’entretien des véhicules commerciaux. Mais quand les activités commerciales vont reprendre plus régulièrement, nous allons vivre une autre période de pointe. Nous faisons les réparations mécaniques d’urgence, mais en ce qui concerne l’entretien préventif, nous le reportons à plus tard. »

Changement des habitudes

En général, les consommateurs se montrent patients. Les gestionnaires d’ateliers constatent que ces derniers ont modifié leurs habitudes d’achat. Ce phénomène se traduit par une hausse de la demande pour les pneus plus économiques. Les gens ont été touchés dans leur portefeuille par cette crise et mesurent leurs dépenses. Plusieurs veulent voir la plus petite facture possible lorsqu’ils passent au centre de pneus pour un entretien ou un achat.

« Difficile de dire avant le mois de juin quel sera l’impact sur les ventes, souligne Patrick Lavoie de Point S. Il a trop de mouvement présentement pour avoir un portrait clair. À chaque jour, le réseau regagne sur le terrain perdu. Reste à voir si nous allons rattraper tout le retard. »

Pas de crise d’approvisionnement

Malgré des craintes aux débuts de la crise, il semble que l’approvisionnement en pneus pour la saison automnale ne posera pas problème. Les stocks de pneus pour l’été ont été livrés avant la paralysie des opérations. Si les usines des fabricants de pneus en Amérique du Nord, en Asie et en Europe ont dû cesser leurs activités ou les ralentir grandement durant environ un mois, les opérations de productions semblent retrouver graduellement leur vitesse de croisière.

C’est ce que nous confirme Roberto Prieto, président de Pirelli Canada. La reprise des activités a été déclenchée en premier lieu par les constructeurs automobiles qui ont relancé leurs usines et stimulé la demande de pneus de première monte. Mais puisque le marché de la voiture neuve tourne au ralenti un peu partout dans le monde, la production s’est tournée rapidement vers le pneu de remplacement.

« La production reprend tranquillement et nous nous concentrons sur la demande de pneus d’hiver pour le marché du remplacement, explique M. Prieto. Le marché a été déstabilisé par la crise et la saison d’été, pour laquelle l’approvisionnement ne cause pas de problème, a été allongée de plusieurs semaines. En ce qui concerne le pneu d’hiver, nos réseaux de distribution sont opérationnels et nous nous faisons une priorité de les approvisionner. »

Une perspective positive

En fait, M. Prieto pense qu’à moyen terme la pandémie de Corona virus aura un impact positif sur le pneu de remplacement. « Les gens vont vouloir garder leurs voitures plus longtemps et éviter l’investissement dans une voiture neuve. Ils vont préférer changer de pneus que de changer de voiture. De plus, il y aura à ce moment-là plus de déplacements régionaux, puisque plusieurs personnes vont préférer prendre leurs vacances à l’intérieur du pays et visiter leurs proches. »

En ce qui concerne les habitudes des consommateurs en matière de pneu, le président de Pirelli confirme qu’ils sont plus sensibles aux coûts. Mais il ne craint pas pour la popularité de sa marque. « Je crois que notre rôle demeure de bien informer le client en lui expliquant la rentabilité d’acheter des pneus de qualité qui offrent une durabilité garantie. Dans le contexte, l’argument est moins de vendre la performance, mais de miser sur la qualité et la durabilité du pneu. »

 

Catégories : Carrosserie, Éditorial, Éditorial, Pneus
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