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L’accent sur les solutions

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La surabondance de pneus usés crée une pression logistique sur le programme de récupération.

En fait, non seulement le nombre de véhicules sur nos routes a connu une progression historique au cours des dernières années, mais les pneus qu’ils chaussent ont aussi pris du volume. Il faut ajouter à cela l’entrée en vigueur de la réglementation sur les pneus d’hiver en 2015, qui a poussé plusieurs consommateurs à se départir des pneus toutes-saisons qu’ils utilisaient l’hiver.

Rappelons que ce programme est financé, depuis le 1er octobre 1999, par le droit environnemental payé par le consommateur sur chaque pneu neuf qu’il achète.

Un rapport du Véri f icateur général du Québec l’automne dernier a mis en lumière non seulement cette situation de surabondance, mais aussi d’ importantes lacunes de gestion chez RECYC-QUÉBEC.

Une approche solutions

« Même avant la diffusion de ce rapport, nous étions engagés dans une stratégie de développement de solutions, explique Stéphane Devernal, directeur des opérations pour le programme pneus de RECYC-QUÉBEC. En fait, ce rapport légitimise notre engagement vers l’amélioration. Nous travaillons à aider nos partenaires actuels à trouver de nouveaux débouchés ou à augmenter leur capacité de traitement. Nous avons une enveloppe que nous pouvons consacrer à la recherche et au développement afin d’attirer de nouveaux joueurs dans ce secteur. Nous avons d’ailleurs ciblé cinq projets, dont l’un – qui va produire de la poudrette de caoutchouc et valoriser la fibre textile du pneu – a été lancé à la fin de février dernier. » L’objectif de RECYC-QUÉBEC est de favoriser l’émergence d’entreprises privées innovantes dans le secteur du recyclage des pneus usés ou des matières premières qu’ils recèlent.

La collaboration et l’engagement des centres de pneus dans le programme de récupération des pneus usés est essentielle à sa réussite. (Photo : RECYC-QUÉBEC)

Pneus recyclés à 90 %

En 2018, pas moins de 10 millions de pneus usés ont été collectés chez les centres de pneus et ateliers de mécanique souscrivant au programme. De ce nombre, 90 % sont destinés au recyclage. Moins de 10 % seront valorisés en servant de combustible dans les cimenteries. Le faible pourcentage restant aura été remoulé et remis sur la route.

« Nous profitons d’une belle collaboration des centres de pneus, soutient M. Devernal. Lors de la dernière année, nous avons solidifié nos canaux de communication avec eux, notamment en mettant sur pied la plateforme pneus.recyc-quebec.gouv.qc.ca. C’est un outil qui leur permet de préciser le nombre de pneus qu’ils souhaitent voir ramassés et de nous en aviser. » L’organisme s’assure aussi de diffuser les dernières informations par courriel à ses partenaires et sur les médias sociaux.

RECYC-QUÉBEC travaille également à rendre plus efficaces ses routes de collecte.

L’idée d’un parc de camions électriques dans la région de Montréal fait son chemin.

Comme le souligne le directeur des opérations de ce programme, il faut en temps normal compter 10 jours ouvrables pour faire ramasser les pneus, et le double en période de pointe. Le gestionnaire du centre de pneus doit être prévoyant.

Selon l’Association des spécialistes de pneus et mécanique du Québec (ASPMQ), RECYC-QUÉBEC est très ouverte aux suggestions dans le but d’améliorer le service aux marchands. Les deux organisations comptent travailler de pair afin de bien prendre le pouls du marché et de trouver des pistes d’amélioration. Si ses membres ont connu des retards au chapitre de la collecte des pneus, l’Association les invite à communiquer avec eux.

« Les gestionnaires de centres de pneus peuvent faire confiance à notre programme. Il a fait ses preuves et nous travaillons constamment à l’améliorer », conclut Stéphane Devernal. Le résultat est qu’on ne voit plus guère de pneus usés lancés dans les fossés ou accumulés un peu partout.

Catégories : Pneus

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