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Les capteurs du SSPP : un accessoire de prévention

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Depuis plus de dix ans, la plupart des camionnettes destinées au marché de l’Amérique du Nord sont équipées d’un système de lecture de la pression des pneus.

Parce que ce dernier joue un rôle essentiel de prévention, le conducteur avisé devrait toujours porter une attention particulière au signal qu’il envoie.

Respecter les normes

Munis de valves électroniques qui communiquent à l’ordinateur du véhicule la pression des pneus en temps réel, les systèmes de surveillance de la pression des pneus (SSPP ou TPMS en anglais) sont conçus pour apporter sécurité et quiétude au conducteur. Chaque roue possède son capteur, et si l’une d’elles ne comporte pas la quantité d’air adéquate, le témoin situé sur le tableau de bord s’allumera.

« Les capteurs SSPP existent depuis longtemps dans le domaine OTR et s’améliorent sans cesse. Avec ce système de détection directe indépendant pour chaque pneu, le rendement est plus efficace et plus précis », mentionne Charlyne Ratté, vice-présidente du Groupe Ratté, qui compte, au Québec, dix-sept points de service reliés au domaine de l’automobile.

Comme tous les fabricants n’offrent pas les mêmes produits, l’utilisateur et le technicien en atelier doivent cependant respecter certaines notions importantes afin d’obtenir le rendement souhaité.

« Il faut tenir compte de la recommandation de gonflage du constructeur automobile et prendre en considération celle du fabricant de pneus. En principe, ces indications de pression ne changent pas selon les températures et les saisons. »

Azote et prévention

En vertu d’un entretien adéquat, une batterie de capteur de pression devrait agir efficacement pendant une période s’échelonnant entre cinq et sept ans. Afin d’en tirer le maximum, Charlyne Ratté suggère de gonfler les pneus à l’azote.

« Contrairement à l’air comprimé, qui comporte des particules d’eau sensibles aux variations de température, l’azote ne réagit pas à ces fluctuations. La valve du pneu ne s’oxyde donc pas. »

Bien entendu, si l’industrie s’évertue à équiper d’un SSPP de nombreux véhicules, c’est qu’elle y croit. En outre, puisque le sous-gonflage des pneus occasionne chaque année son lot d’accidents, l’automobiliste a tout intérêt à ne pas sous-estimer cet accessoire qui livre des données non négligeables, ajoute notre experte.

« Les capteurs du SSPP représentent un équipement de sécurité, la basse pression du pneu pouvant causer une perte de contrôle susceptible d’entraîner une surchauffe du pneumatique, son usure prématurée, un accident ou tout simplement une panne. De plus, un bris du capteur dû à un mauvais entretien pourrait entraîner une accusation de négligence en cas d’accident relié à la basse pression d’un pneu. »

En matière de technologie, ce n’est qu’un début, conclut Mme Ratté, qui parle de capteurs délivrant entre autres la température interne du pneu afin de contrôler les risques que ce dernier éclate.

Sur le terrain

Appelé à manipuler des capteurs de SSPP au quotidien, Benoît Lepage, président de B Lepage Auto Service, un atelier NAPA AUTOPRO situé à L’Ancienne-Lorette, mentionne qu’il est important, en plus de respecter la capacité de charge maximale d’une camionnette, d’ajuster la pression des pneus en fonction du poids qu’elle transporte.

« Plus le véhicule est chargé, plus nous augmentons la pression des pneus, mais par mesure préventive, il ne faut pas dépasser le maximum recommandé par le fabricant du pneu. Pour l’instant, nous n’avons pas de tableau de référence pour valider la pression adéquate pour les véhicules légers, comme il s’en fait par exemple pour lespoids lourds », souligne-t-il.

Tout demeure donc une question de bon sens. Par ailleurs, M. Lepage admet que depuis l’avènement des systèmes SSPP sur le marché, les techniciens en atelier ont dû multiplier les indications et les conseils afin de bien renseigner le consommateur. Par exemple, lorsque le témoin s’allume, il faut revoir la pression de l’un ou de plusieurs pneumatiques, et lorsqu’il clignote, c’est que la pression tombe à moins de 20 % de la mesure recommandée.

« Nos techniciens ont dû adopter des précautions additionnelles lors du changement de pneus. De plus, nous avons eu la tâche d’expliquer à nos clients le fonctionnement et le remplacement de ces fragiles capteurs, qui doivent ensuite être reprogrammés. »

Finalement, afin de répondre à des questions récurrentes quant à l’importance d’utiliser les systèmes de capteurs de pression, M. Lepage persiste et signe :

« Notre position à ce sujet reste très simple. Puisqu’il s’agit d’un système de sécurité, nous ne suggérons jamais à un client de ne pas en installer. C’est comme si je lui disais de ne plus boucler sa ceinture. Ce serait illogique ! »

Catégories : Pneus

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