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Parc de camions lourds : Place au gaz naturel renouvelable !

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Globocam vend des camions au gaz naturel depuis 10 ans. Photo Globocam

Avis aux gestionnaires de parc de véhicules lourds ! L’industrie du gaz naturel comprimé renouvelable (GNC / GNR) est en campagne de séduction pour vous convaincre de remplacer vos camions diesel par des camions au gaz naturel !

« Le marché du camion diesel nous a habitués à un carburant unique pour tous les types de transport. Mais idéalement, un parc est composé de camions diesel, de camions électriques et des camions au gaz naturel  ; les gestionnaires de parcs vont devoir s’ajuster et voir chaque énergie comme un outil de plus », prévoit Richard Prévost, responsable des ventes et de la formation – GNR / GNC pour camions chez EBI, le plus important distributeur de gaz naturel comprimé au Québec, desservant principalement les parcs de véhicules lourds par l’entremise d’un réseau de stations de ravitaillement publiques et privées.

Au Québec, le marché du transport lourd et de marchandises représente 90 000 camions. De ce nombre, à peine une centaine fonctionne au GNC. Deux gros distributeurs de gaz naturel renouvelable, Énergir et EBI, s’activent pour changer la donne. Leur vision est de participer au remplacement de 25 à 30 % des véhicules diesel d’un parc par des camions au GNC / GNR d’ici 5 à 10 ans.

 « C’est un gros marché à conquérir avec beaucoup moins de joueurs que l’électrique », souligne Richard Prévost.

Pourquoi maintenant?

Thierry Salem est directeur des ventes chez Globocam, un important réseau de concessionnaires de camion au Québec et un précurseur du gaz naturel. Photo Globocam

Les véhicules lourds — les camions de classe 7 et 8, les camions tracteurs et les véhicules de collecte de matières résiduelles et de recyclage — fonctionnent au gaz existent depuis presque 10 ans. 

Aujourd’hui, grâce aux avancées technologiques, le gaz naturel comprimé (GNC) s’impose sur le marché alors que le gaz naturel liquide (GNL) serait en déclin. De plus en plus, les gestionnaires de parc regardent du côté du GNC à cause, entre autres, du potentiel d’économie, de l’urgence environnementale et de l’arrivée très attendue d’un nouveau moteur au GNC plus puissant, en 2024.

Chez Globocam, un important réseau de concessionnaires de camions au Québec, on est conscient de la mouvance du marché. 

« On voit une tendance qui pourrait se traduire par une augmentation de la part de marché de cette technologie-là, confirme Thierry Salem. Surtout avec l’arrivée du moteur 15 litres qui sera mis en marché par le motoriste Cummins. Mais pour nous la direction est claire : on vend des camions au gaz naturel, on entretient des camions au gaz naturel, on fait le service sur les camions au gaz naturel et on vend les pièces pour les camions au gaz naturel. »

Un nouveau moteur plus puissant

« Cummins a développé un moteur de 15 litres qui offre une puissance de 500 chevaux tout en réduisant de manière significative les émissions de gaz à effet de serre. Cette avancée technologique est très bien vue par l’industrie, souligne Francisco Doyon. »

Thierry Salem confirme que l’arrivée du nouveau moteur au gaz, capable d’offrir les mêmes performances qu’un moteur diesel, est un point tournant. 

« Le nouveau moteur pourrait entrainer un changement de paradigme pour une partie de l’industrie. Certains gros transporteurs ont déjà fait le saut vers le gaz naturel, mais à l’époque ça ne faisait pas l’affaire parce que les moteurs n’étaient pas assez puissants. »

Un carburant mal connu 

Dans le monde du transport lourd, le GNC / GNR serait mal aimé parce que mal connu, explique Richard Prévost.

« Nombreux sont ceux qui, dans l’industrie, confondent le gaz naturel comprimé avec le gaz naturel liquéfié; d’autres mélangent carrément le gaz naturel comprimé avec du propane, le gaz fossile et le renouvelable. »

Un réseau de distribution qui prend de l’ampleur

Francisco Doyon est conseiller de développement pour le gaz naturel chez Énergir. Photo Énergir

Chez Énergir, on est conscient que la principale inquiétude des gestionnaires c’est la disponibilité de l’approvisionnement. Mais le réseau de distribution prend de l’expansion rapidement.

« L’infrastructure de ravitaillement est plus abondante aujourd’hui tant en stations publiques qu’en station privée, précise Francisco Doyon. Au Québec, il y a neuf stations publiques de ravitaillement, dont certaines offrent le remplissage rapide (10 minutes ou moins). Le trajet le mieux équipé pour le ravitaillement c’est Québec et Montréal jusqu’à Windsor en Ontario. Une station est en service au Saguenay et une autre à Sherbrooke. L’Abitibi fait partie de nos projets de développement. » 

Les transporteurs qui utilisent la route Montréal-Québec sont bien positionnés pour adopter des camions au GNC, explique Richard Prévost.

« L’application idéale, c’est le camion qui roule 150 000 km par année entre Québec et Montréal et qui l’aller-retour une fois par jour. Les stations sont nombreuses sur cette route et avec un seul plein on fait l’aller-retour. » 

Pour l’ensemble de l’Amérique du Nord, on compte quelque 150 stations de gaz naturel comprimé en remplissage rapide.

Économie et environnement

Deux autres arguments en faveur du GNC / GNR attirent l’attention des gestionnaires de parc : l’économie potentielle et la responsabilité environnementale.

« Le gaz naturel comprimé est environ de 30 à 40 % moins dispendieux que le diesel, affirme Francisco Doyon. D’un point de vue environnemental, le GNC, comparé au gaz conventionnel, peut contribuer à réduire de 15 à 20 % l’émission de GES. »

Un argument majeur pour une entreprise de transport.

« Les parcs de camions lourds se font de plus en plus questionner par leurs clients quant à leur empreinte carbone ; donc rendre le transport plus vert répond aux attentes des donneurs d’ouvrage qui ont eux-mêmes des cibles de réduction de GES dans l’ensemble de leurs activités. »

Richard Prévost insiste : « Nous offrons une occasion d’économiser et de décarboner de façon significative ; le GNC / GNR est un secret trop bien gardé. »

L’entretien : un réseau à développer

Richard Prévost, responsable des ventes et de la formation – GNR / GNC pour camions chez EBI. Photo Richard Prévost

Outre le manque de connaissance, le manque de main-d’œuvre demeure un obstacle pour l’industrie. La formation de nouveaux mécaniciens spécialisés pour les moteurs au gaz naturel est un défi.

« Nous avons encore à développer un réseau de concessionnaires capables de réparer ces moteurs-là, souligne Richard Prévost. Ça prend une certification différente et ce n’est pas n’importe quel concessionnaire de camions qui peut s’improviser spécialiste. »

Globocam offre le service d’entretien sur les camions au gaz depuis déjà plusieurs années. Aujourd’hui, le concessionnaire investit et met tout en œuvre pour multiplier les points de service qui peuvent accueillir ce type de camion. 

« Notre objectif est d’augmenter notre offre de service dans un futur rapproché, conclut Thierry Salem. Nos clients s’attendent à un service aussi performant que ce qui est offert pour les camions au diesel alors on travaille pour que nos installations soient conformes. »

 

Catégories : Éditorial, Parc
Étiquettes : Gestion

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