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Sûreté du Québec : Une gestion uniformisée et bien rodée

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Imaginez un parc de près de 3800 véhicules parcourant 100 millions de kilomètres par année, et dont l’entretien peut avoir un impact direct sur la vie des gens…

C’est exactement le genre de défi avec lequel doit composer André Provost, responsable de l’atelier mécanique du la Sûreté du Québec (SQ). Dans les garages, situés à deux pas du quartier général, à Montréal, ses collègues de l’administration régionale et lui veillent à ce que les véhicules des quatre coins de la province soient bien répartis et en bon état de fonctionnement.

Une telle supervision se traduit par la gestion d’environ 650 appels par semaine. Entretenir des véhicules d’urgence devant rouler dans toutes les conditions implique de la planification. Lorsqu’il commande des autopatrouilles, M. Provost acquiert aussi des portières supplémentaires : « Il faut limiter l’immobilisation, expose-t-il. Je ne peux pas attendre une porte pendant des semaines. » Des pièces sont aussi récupérées sur des véhicules en fin de vie.

Les autopatrouilles font peau neuve

Cet automne, M. Provost s’est chargé du déploiement de la nouvelle image des autopatrouilles. Passé du vert et jaune au blanc au début des années 90, leur style s’est raffiné en 2005 avec l’ajout d’un motif quadrillé. Aujourd’hui, le changement est majeur puisque les véhicules – dorénavant achetés noirs – disposent de membranes blanches sur les portières où figurent des bandes vertes et jaunes, l’emblème de la SQ, ainsi que le mot « Police ». « Avec le temps, le vert et le jaune ressemblaient de moins en moins aux vraies couleurs de la SQ, relate M. Provost. Elles s’étaient diluées au fil des appels d’offres. » La SQ croit que le contraste de couleur aidera les citoyens à remarquer plus facilement sa présence. À l’intérieur, des tablettes et des écrans tactiles remplaceront les ordinateurs utilisés pour la cueillette de données.

Son propre guide d’aménagement

Avant d’être mise en service, chaque autopatrouille est aménagée pour accueillir équipement de bord, gyrophares, lumières de sécurité et poussoirs de pare-chocs. Il faut compter entre 40 et 50 h par voiture et jusqu’à 300 h pour un nouveau modèle. Comme l’entretien, les modifications s’effectuent surtout à l’interne. En région, la Sûreté emploie des partenaires qu’elle accompagne de son guide d’aménagement.

Chaque jour, deux unités en fin de vie sont démontées pour être acheminées au Surplus de l’État afin d’être vendues, tandis que deux nouveaux véhicules, acquis par le biais du Centre de services partagés du Québec, sont mis en circulation. Avec un remplacement annuel de 600 à 700 unités, toutes les autopatrouilles devraient arborer les nouvelles couleurs d’ici 2020. La SQ remplace généralement ses véhicules après 7 ans ou 200 000 km.

Un entretien minutieux

Mécanicien de formation comme la plupart de ses employés, M. Provost peut valider la pertinence des réparations confiées à l’externe. La gestion centralisée le renseigne aussi sur les tarifs, lui fournissant un meilleur pouvoir de négociation. Environ 40 % du budget de son service est dédié à l’entretien. Les autobus des postes de commandement génèrent les dépenses les plus élevées, suivis par les bateaux, dont les moteurs peuvent coûter jusqu’à 30 000 $.

« Ici, la performance est une conséquence de notre rigueur au travail, et non une pression dictée par le temps, expose M. Provost. On ne peut pas se permettre de tourner les coins ronds, parce qu’au final, la défaillance d’un véhicule pourrait mettre la vie des gens en danger, et cela, on veut l’éviter à tout prix. »

Catégories : Parc

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