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De l’achat à leur premier reportage : les dessous des camions de Radio-Canada

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 Parce qu’ils répondent à un besoin spécifique et que bon nombre de leurs composants sont conçus sur mesure, les camions de diffusion de Radio-Canada valent de 8 à 10 fois plus cher au terme de leur aménagement.

CamAuto a eu la chance de visiter les garages de la Maison de Radio-Canada avec Mario Gionet et Jean-François Payeur, respectivement premier chef institutionnel du parc automobile et ingénieur. Lors de notre passage, des camions de type Sprinter, Metris et Kenworth étaient en cours de modification.

Un an d’aménagement

« Il faut 12 mois avant que le processus d’aménagement ne soit entièrement complété, explique M. Gionet. Nous allons d’abord en appel d’offres et ensuite, l’aménageur travaille avec les plans de l’ingénieur pour répondre aux besoins des reporters et de nos équipes techniques. » « Avant, enchaîne-t-il, les camions pouvaient durer de 10 à 14 ans, mais de nos jours, à la vitesse à laquelle les technologies évoluent, il faut revoir leur équipement tous les cinq ans pour éviter qu’ils soient désuets. »

Les plus gros véhicules permettent à trois personnes d’être simultanément en direct. Il s’agit des Kenworth 270 ou 370, dont on a ajouté une boîte au châssis. « Même s’ils ne sont pas toujours utilisés à plein régime, ils sortent tous les jours pour livrer l’information du lieu d’un évènement », précise M. Gionet. Les Sprinter peuvent accueillir d’une à quatre personnes (équipe technique, son, image, journaliste). Considérées comme des environnements de travail, leurs boîtes sont aménagées à l’aide d’un spécialiste en ergonomie pour respecter les règlements relatifs à la santé des travailleurs. Une fois montés, les Sprinter valent environ 600 000 $ tandis que les Kenworth dépassent les 800 000 $.

Des détails techniques

Il faut 40 bobines de 1000 pi de câble – soit l’équivalent de 12 km de filage – pour effectuer les branchements qui permettront au télédiffuseur de transmettre ses nouvelles. « Avec l’image, on n’a jamais de problème, commente M. Payeur. Les principaux défis sont généralement posés par le son et les téléphones. Lorsqu’on se rend en zone dévastée, là où il n’y a plus de réseau ni d’électricité, on doit être autonome. » À elle seule, l’antenne qui permet cette prouesse vaut 15 000 $.

Pour mieux supporter le poids des génératrices, Radio-Canada choisit même l’empattement des roues de ses véhicules. Ses plus gros camions peuvent porter 8618 kg (19 000 lbs), tandis que les plus petits supportent 5003 kg (11 030 lbs). Certains nécessitent un permis de conduire de classe 3 et sont régis par un journal de bord, mentionne le responsable du parc. Parfois, ils ne peuvent revenir au garage le jour d’un évènement pour ne pas dépasser un nombre d’heures de conduite. »

Les petits camions Mercedes-Benz Metris ne sont pas assujettis à de telles règles. C’est pour cette raison, mais aussi pour leur versatilité, que Radio-Canada est le premier diffuseur au pays à en utiliser et qu’il en achètera bientôt trois nouveaux. Ils sont munis des mêmes équipements en format plus compact. Ainsi, la génératrice est remplacée par des piles au lithium ultraperformantes. « En région, on utilise parfois des camions plus courts parce qu’ils sont plus faciles à manoeuvrer ou moins lourds, par exemple pour pouvoir embarquer sur les traversiers. »

Catégories : Parc

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