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La pénurie de main-d’oeuvre s’accentue

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Il ne s’écoule pas une semaine sans que les nouvelles de pénurie de main-d’oeuvre se multiplient dans tous les secteurs de l’activité économique.

Il existe 10 000 entreprises manufacturières au Québec, et 150 000 emplois y sont disponibles maintenant ! Ces entreprises ont de la difficulté à recruter dans une proportion de 75 à 95 %.

Récemment, je lisais un reportage faisant état d’une pénurie de main-d’oeuvre chez nos manufacturiers, citant le cas de l’usine de Bridgestone à Joliette, qui peine à résoudre son problème de recrutement. Le recrutement est difficile autant pour les employés professionnels que pour ceux en usine, et exige deux fois plus de temps qu’auparavant.

D’ici trois ans, l’usine de Joliette devra remplacer 200 personnes qui vont partir à la retraite, sur un total de 1300 employés (15 %). Bridgestone, une multinationale installée en région, a actuellement 60 postes vacants.

Le marché secondaire

Cette pénurie n’épargne pas notre industrie. J’ai récemment été en contact avec des garagistes de la région métropolitaine, spécialistes en pneus et mécanique. Nos entretiens ont débouché sur les mêmes conclusions : la croissance accélérée de leur commerce au cours de la dernière décennie a créé une panne de main-d’oeuvre majeure. L’un d’entre eux m’a souligné qu’il était à la recherche de 15 installateurs de pneus et autres préposés pour la cohue du printemps.

Les solutions des intervenants de l’industrie

Les pistes de solutions sont multiples. La contribution de l’industrie à la formation de la relève est continue. Je vous cite l’exemple de la démarche de la CCPQ visant à obtenir une subvention d’un million de dollars pour l’instauration d’un projet pilote rémunéré d’alternance travail-études à Verdun. L’engagement des dirigeants des différentes bannières est également à souligner dans cette réussite.

À cet effet, notre collègue Roger Goudreau sonne l’alarme dans sa chronique publiée dans Le Garagiste de février, indiquant que nos gouvernements devraient modifier leur approche concernant les programmes de DEP en mécanique, et déplorant le manque d’attention de nos dirigeants.

Parallèlement, les fabricants, distributeurs et bannières de l’industrie déploient tous leurs efforts pour la promotion de leur programme de formation et de soutien à la relève, contribuant ainsi à prévenir la pénurie.

Quelques éléments de solution pour vous

Les solutions de l’industrie sont d’ordre stratégique et à long terme. Pour un gestionnaire, il faut être plus pratique, car les besoins sont urgents. D’abord, soyez constamment en position de recrutement. Vous savez tous vous servir des médias sociaux, peu coûteux, et autres Auto-Jobs de ce monde.

Pour les novices sortis de l’école automobile, un appui financier à l’achat d’un coffre d’outils devient attrayant et peut être un gage de rétention de votre personnel. Les stages rémunérés seraient à considérer en cette période de pénurie.

Selon les commentaires de divers secteurs, il faudra compter sur l’immigration, spécialement en région. Certains nouveaux arrivants ne sont pas qualifiés, mais il faut les considérer d’abord comme apprentis, valoriser nos métiers, les faire former et espérer que nos objectifs seront atteints.

Dans une période de prospérité économique, la pénurie de main-d’oeuvre peut être qualifiée de problème positif et devenir un défi.

Catégories : Mécanique

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