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Problème de ralenti : La valve rotative de Toyota

Pour cette première chornique, un simple problème de ralenti à résoudre…

Pour ma première chronique dans Le Garagiste, une introduction est de mise. Je suis propriétaire d’un garage de deux baies de service à Val-Joli, tout près de Windsor, au Québec. Je n’avais pas vraiment envisagé de prendre la relève de mon père. Après un DEC en administration et deux ans à l’université, j’ai fait marche arrière pour revenir au bercail.

J’ai eu la chance de rencontrer ma femme à l’université. En 2012, elle laissait son domaine d’études, la psychologie, pour m’épauler dans l’achat du garage et m’aider pour l’accueil et la comptabilité.

Savoir tout faire
De l’antirouille à la programmation, sans oublier les diagnostics électriques, nous effectuons presque tous les entretiens, sauf l’alignement, faute de place.

Bon, assez parlé de moi. Passons aux choses sérieuses : une Toyota Corolla de 2003 comptant 224 000 km au compteur. La plainte du client : « Quand je démarre mon auto, le moteur va mal et étouffe quand il est froid. Une fois réchauffé, le problème est plus rare. »

Première étape, les codes d’anomalie, parce que pour l’instant, le moteur est chaud et ne donne aucun signe anormal. Et bien sûr, un code P0300, Random misfire, pour rendre la chose intrigante.

À ce point, pour ne pas chercher dans la mauvaise direction, je demande au client de laisser sa voiture pour que je puisse constater le problème moi-même. Le lendemain matin, je démarre l’auto et confirme un problème au ralenti. Pour l’instant, l’ECM (module de contrôle du moteur) ne semble pas contrôler le ralenti.

En 2003, Toyota utilisait une valve rotative (rotary idle air control valve) actionnée par un champ magnétique pour contrôler la quantité d’air qui pouvait contourner le papillon des gaz.

Cette valve a trois fils : une alimentation 12V, une masse constante et un fil contrôle de l’ECM. À ce point, je décide de suivre la charte du code P0505, Idle control system malfunction, pour avoir plus d’info et me guider.

Pousser la vérification
Même si je n’ai pas ce code en ce moment, il est fort probable que l’ECM n’a pas eu le temps de le coder, et vu la simplicité de la charte, je la suis. Étape un : vérifier s’il y a une différence entre le ralenti désiré et le ralenti réel. Oui, plus de 100 RPM. On passe à l’étape deux : vérifier le fonctionnement de la soupape RGC (PCV valve). Elle passe le test, puisqu’elle n’est pas collée. Étape trois : vérifier l’alimentation 12V.

À ce point, je lis et décide de pousser la vérification plus loin, à savoir tester les trois fils. Les deux premiers passent le test. Il reste le troisième. Je branche l’oscilloscope pour voir une onde qui m’indique que l’ECM essaie d’activer cette valve, sans succès.

Il ne reste que trois hypothèses : soit la valve ne peut plus tourner, soit l’actionneur de la valve ne produit plus de champ magnétique, ou encore une obstruction empêche l’air de passer.

Deux vis plus tard, je constate que la valve ne tourne plus ! Un simple nettoyage était de mise pour rendre le véhicule fonctionnel.

Si vous avez des questions, des commentaires ou même des suggestons pour mes prochaines chroniques, ne vous gênez pas : oborneservice2012@gmail.com ou sur notre page Facebook (facebook.com/OborneService2012Inc).

Catégories : Mécanique

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