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Le travail au noir : quatre causes majeures

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Il ne faut pas prendre à la légère les impacts du travail clandestin, puisque c’est vous qui en êtes les premières victimes et les grands perdants.

Le travail au noir crée une concurrence déloyale envers vous, qui avez pignon sur rue et défrayez pour une place d’affaires, payez taxes, permis, salaires et impôts.

À cause de ces charges, il vous est impossible de concurrencer ceux qui offrent des services non officiels chez eux, chez leurs clients ou dans un atelier de type « faites le vous-même ».

Fermetures et pertes

Combien en connaissez-vous qui ont fermé leurs portes en raison de cette concurrence déloyale, faute de pouvoir charger un tarif horaire permettant de bien rémunérer les employés, les former et avoir un équipement à jour ?

À défaut de ne plus pouvoir bénéficier d’un service d’entretien abordable et de qualité, les automobilistes touchés en sont souvent réduits à acheter des véhicules qu’ils remplacent en fin de garantie.

Combien de grossistes ont également disparu par le fait même, privant du coup les gens d’un fournisseur professionnel d’outils, d’équipement, de pièces, de lubrifiants et autres produits ? Comment se fait-il qu’on en soit là ?

Des écoles coincées

La majeure partie de ceux qui vous plombent proviennent, hélas, de nos centres de formation professionnelle, obligés d’admettre tout candidat, y compris ceux qui n’ont ni le talent, ni l’intention de travailler dans vos ateliers.

Alors qu’il en coûte des fortunes pour tenter de les former, ceux-ci s’empressent au sortir de l’école de bricoler pour leurs amis, leurs voisins et bien d’autres qui s’en satisfont ou sont inconscients des risques encourus.

De mauvais accueils

Il y a aussi l’immense problème créé par le fait que trop d’entre vous rejetez les jeunes les plus talentueux en vous empressant de les confiner à des tâches de préposé.

Voyant leur avenir bloqué par une industrie qui leur interdit d’évoluer à leur mesure et de bien gagner leur vie, ils vont ailleurs ou deviennent par passion vos plus féroces concurrents.

Des salaires minables

Très amère déception par ailleurs, lorsque les finissants constatent en arrivant dans l’industrie qu’en plus de ne pouvoir être payés décemment, on les oblige à avoir leurs propres outils et à s’endetter de façon déraisonnable.

Cette situation en amène trop à travailler au noir pour se payer un logement et une auto, et se nourrir correctement, alors qu’ils entretiennent des véhicules complexes au salaire minimum et dans des conditions médiocres.

Les traîtres

Avec de la bonne volonté, on pourrait régler plusieurs de ces situations, mais d’autres cas de services au noir sont plus difficiles ou carrément impossibles à corriger. Ainsi est-il extrêmement déplorable que des techniciens bien payés invitent les clients de leur employeur à avoir affaire à eux en « pratique privée » : ce qui est plus grave et plus fréquent qu’on ne le pense.

Qui veut et peut faire quelque chose pour freiner le travail au noir ?

Catégories : Mécanique

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