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Sébastien Cloutier, Mazda Saint-Jérôme : De musicien à bâtisseur d’entreprises

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Sébastien Cloutier a eu trois décisions déchirantes à prendre dans sa vie professionnelle pour en arriver là où il est aujourd’hui : celles de vendre ses précédentes concessions.

Celui qui est depuis décembre 2018 propriétaire de Mazda Saint-Jérôme, acquise du groupe ALBI le Géant, n’en est pas à sa première expérience en tant que concessionnaire automobile.

D’abord directeur général d’une concession Ford appartenant à son père à Sainte-Agathe-des-Monts, de 2000 à 2004, il est devenu en 2005 propriétaire d’un établissement Chrysler Jeep Dodge situé dans cette même municipalité des Laurentides. C’est après hésitation qu’il a fait le choix difficile de ne pas racheter l’entreprise de son père, pour plutôt faire l’acquisition d’une concession d’une autre bannière. Une décision qui tracera la voie à une carrière de « bâtisseur », comme il se plait à le dire.

Un rêve d’enfance

« À huit ans, je disais à mon père : « Un jour, tu vas me donner ton garage » », raconte M. Cloutier. Il m’a répondu qu’il ne me vendrait pas son entreprise, à moins que j’aie l’argent nécessaire et que je sache m’en occuper. Il m’a dit que pour avoir un garage, on doit être allé à l’école de l’automobile. »

Des conseils qui ne sont pas tombés dans l’oreille d’un sourd. Né de parents concessionnaires – sa mère possédait elle aussi une concession à Sainte-Agathe, sous la bannière Nissan –, M. Cloutier a occupé plusieurs postes au sein des entreprises familiales alors qu’il était encore étudiant, notamment comme laveur de voitures et commis aux pièces. Puis, il a participé à la création du poste de directeur commercial.

« J’avais environ 18 ans. Ni ma mère ni mon père n’avaient de département de financement et assurance dans leurs concessions, se souvient-il. Quand ma mère a eu l’idée d’en ouvrir un, mon père a embarqué dans le projet, et moi je suis allé suivre une formation de directeur commercial. » Pour ajouter une corde à son arc, M. Cloutier a également complété un cours de trois ans en administration des affaires à Georgian College, en Ontario.

Saisir les opportunités d’affaires

Après avoir oeuvré comme directeur commercial de façon simultanée dans les deux concessions de ses parents, l’entrepreneur en devenir a décroché quelques années plus tard le poste de directeur général de la concession Ford de son père. Puis, une opportunité d’affaires s’est présentée pour l’achat d’un établissement Chrysler Jeep Dodge à Sainte-Agathe en 2005, de laquelle il se départira en 2007 pour ensuite faire l’acquisition d’une franchise Jeep à Saint-Jérôme en 2008.

« Il s’agissait de la dernière concession à ne présenter que la marque Jeep au Québec. J’ai vraiment travaillé fort à son développement avec mon équipe », indique-t-il, précisant que l’entreprise a changé d’emplacement à trois reprises de 2008 à 2016, en plus d’être passée sous la bannière Chrysler Jeep Dodge Ram et Fiat.

À l’arrivée de M. Cloutier comme propriétaire, la concession ne comptait que cinq employés et générait un chiffre d’affaires de 2 M$. En 2016, 45 personnes étaient à l’emploi du concessionnaire, et le chiffre d’affaires avait grimpé à 45 M$.

« Je considère que je suis un bâtisseur. J’aime faire évoluer mes entreprises et travailler à leur rentabilité », explique-t-il, ajoutant que sa force de gestionnaire repose sur sa connaissance des différents départements en concession et sur sa capacité à cerner les sources de problèmes. Il aime aller sur le terrain pour corriger le tir lui-même.

Sébastien Cloutier, qui possède par ailleurs un bagage d’expérience dans l’immobilier, aime repérer les occasions d’affaires et les saisir au moment opportun. Il aurait pu conserver deux concessions à Saint-Jérôme plutôt que de se départir de l’une d’elles, mais un acheteur lui aurait fait à l’époque une offre qu’il ne pouvait refuser.

« J’ai été pris au jeu de vendre. J’aurais aimé avoir plus d’une concession, mais mon parcours ne m’a jamais amené là. J’ai fait de bons choix en affaires parce que j’ai toujours écouté ma tête et non mon coeur. »

C’est justement cette capacité de saisir les opportunités qui l’amènera à vendre la concession Chrysler Jeep Dodge Ram et Fiat de Saint-Jérôme en 2016. Il a finalement fait l’acquisition d’une première franchise Mazda dans cette même municipalité en décembre.

Plus d’une concession ?

De son propre aveu, la vente de deux concessions et le choix de laisser filer la franchise de son père – une entreprise familiale qui avait une grande valeur sentimentale à ses yeux – ont été des décisions déchirantes. Mais il n’écarte pas la possibilité de posséder éventuellement plus d’une concession.

Pour l’instant, le propriétaire de Mazda Saint-Jérôme met ses énergies dans le développement de sa nouvelle entreprise. Dans un premier temps, il compte effectuer quelques rénovations sur le site – notamment par l’ajout d’espaces de stationnement – en plus de rafraîchir l’image de la concession.

« Je veux personnaliser le service à la clientèle, écouter les gens. Je vais aussi m’efforcer de bien comprendre le personnel et de bien l’encadrer. Je pense que la gestion de l’équipe est une autre de mes forces. »

Il explique se reconnaitre dans les valeurs de respect et d’honnêteté de la bannière Mazda. Il ajoute que son épouse et ses deux enfants, bien qu’ils ne travaillent pas avec lui, sont eux aussi une grande source de motivation au quotidien.

« Je me sens vraiment à ma place. Je me suis déjà questionné à savoir si je suivais les traces de mes parents ou si c’était vraiment ce que je voulais faire de ma vie. J’aurais pu abandonner et continuer dans la musique, que j’ai pratiquée longtemps. Mais non, j’ai choisi l’automobile. Je sais que je fais ce que j’aime. »

Catégories : Concessionnaires

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