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La CCPQ veut faire reconnaître le technicien en scannérisation

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La CCPQ veut contribuer au développement et à la mise en œuvre d’un nouveau métier relié à la numérisation par balayage dans le secteur de la carrosserie : le technicien en scannérisation.

L’organisation qui représente les ateliers de carrosserie a envoyé une demande au CSMO-Auto en ce sens.

Avec l’année 2018 qui tire à sa fin, les véhicules 2019 envahissent la plupart des salles d’exposition des concessionnaires. Ces véhicules, même dans le modèle d’entrée de gamme, sont désormais des merveilles technologiques qui exigent des connaissances ainsi qu’une maîtrise que très peu de gens sont en mesure de bien comprendre.

Depuis le début des années 2000, nous sommes passés de l’âge de l’électronique à celle de l’informatique pour ensuite traverser la période de la réseautique. Aujourd’hui, nous en sommes rendus à devoir nous adapter à l’ère du virtuel. De fait, nous vivons l’époque de l’une des plus importantes transitions de l’histoire de l’automobile, celle de la voiture intelligente et intuitive.

Savoir décoder les véhicules 

En atelier, le technicien en analyse informatique devra décoder, saisir le sens et « parler » le même langage que celui du véhicule. Il devra comprendre la façon dont les véhicules « pensent » et « raisonnent » afin de pouvoir analyser un comportement possiblement erratique, et le cas échéant, calibrer les différents systèmes avant sa livraison.

Les véhicules qui entrent dans les ateliers de carrosserie sont pour la plupart âgés de un à sept ans. Ceux-ci possèdent jusqu’à une centaine d’ordinateurs reliés en réseaux informatiques. Ces ordinateurs analysent des milliers de données par seconde et contrôlent plus de 80 % des systèmes du véhicule, de la gestion du moteur à l’ouverture des portes, etc. Dans cette perspective d’avant-garde, réparer un véhicule récent sans en maîtriser les tenants et aboutissants relatifs aux analyses informatiques, devient tout simplement impensable.

Une étape incontournable

Le balayage de diagnostic est désormais essentiel afin de :

  • Détecter les problèmes non visibles à l’œil nu.
  • Reconnaître les problèmes déjà existants sur le véhicule avant l’accident.
  • Produire un estimé précis des composantes électroniques à réparer ou à remplacer.
  • Comprendre, et cibler dès l’estimation des travaux, les calibrations qui seront nécessaires au bon fonctionnement des systèmes de sécurité.
  • Valider une réparation ou un réassemblage en cours de travaux : par exemple, une porte a été enlevée et réinstallée, les vitres de cette porte devront être calibrées pour leur bon fonctionnement.
  • À la fin des travaux, valider que la totalité des systèmes fonctionne correctement.
  • En bref, pour que le véhicule soit réparé, conformément aux complexités et autres spécifications technologiques qui prévalent, et selon les règles de l’art.

Les constructeurs exigent que les véhicules soient ainsi analysés afin d’honorer leur garantie. Cette étape de la réparation sera la plus fréquente : tous les véhicules accidentés devront être analysés.

Présentement, peu de carrossiers possèdent les ressources pour effectuer ce travail, encore moins pour le montrer à quelqu’un. Ce n’est pas leur champ d’expertise.

Dans le contexte actuel et face aux évolutions technologiques avec lesquelles les carrossiers doivent désormais s’adapter et sans cesse composer, la CCPQ retient que tout un chacun intervient au meilleur de sa connaissance et de manière aléatoire compte tenu du fait du manque de savoir-faire et de standardisation.

Le plan de formation

Un plan de formation pour le métier de technicien en scannérisation devrait comprendre au minimum :

  • La maîtrise des nouvelles technologies, un survol des technologies présentes
  • L’analyseur, fonctions générales, termes, branchement, accès aux données du véhicule.
  • Recherche d’information dans les manuels d’atelier (afin d’analyser les données de balayage)
  • Base de bureautique, courriel, système de gestion, Office, Adobe, Android et Windows, classement de dossiers.
  • Base sur l’évaluation de véhicules accidentés.
  • Base sur les systèmes haut voltages (véhicules hybrides, électriques)
  • Base sur l’électricité 12 volts (multimètre)

Le candidat type s’intéresse à l’informatique, est à l’aise avec la tablette électronique et le téléphone intelligent. Il est débrouillard, curieux, ponctuel et responsable. La connaissance de l’automobile est un atout, mais elle n’est pas obligatoire. Ce n’est pas un métier manuel.

Notons également que le balayage contribue dans une large mesure à la rentabilité de l’atelier.

À quelques différences près, ladite norme, ainsi que la formation qui y serait inhérente, pourraient s’étendre aux ateliers de mécanique. Le balayage est aussi essentiel dans le cadre d’un bon entretien ou d’une réparation.

En ce qui a trait à la carrosserie, à terme et réalistement, la CCPQ estime qu’il pourrait y avoir jusqu’à 500 techniciens en scannérisation qui œuvreront dans les ateliers de carrosserie.

Catégories : Carrosserie

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