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Protocole de diagnostic électronique

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Près d’un an après son introduction, le protocole d’analyse des modules électroniques développé par Team Xtreme Tech et mis de l’avant par CARSTAR, s’installe dans les ateliers du Québec.

Le principe est simple : accompagner le technicien de A à Z dans tout le processus entourant le diagnostic électronique d’un véhicule qui entre en atelier, jusqu’à l’envoi d’un document conforme et complet à l’assureur. Ce concept, qui germe depuis le printemps 2016 dans l’esprit de Michel Julien, spécialiste de Team Xtreme Tech, est aujourd’hui intégré à une trentaine d’ateliers CARSTAR de la province.

Rémi Michaud, spécialiste des opérations chez CARSTAR, a participé à l’implantation de ce système au sein de la bannière. « Avec l’évolution exponentielle des technologies que l’on retrouve dans les véhicules d’aujourd’hui, une inspection visuelle guidée par le simple voyant check engine, telle qu’exigée par la plupart des compagnies d’assurance, n’est plus suffisante », résume-t-il.

« Qui plus est, un nombre croissant de constructeurs exigent qu’un diagnostic soit réalisé avant et après la réparation, afin que la garantie couvrant la voiture soit préservée, mentionne-t-il. Grâce à ce protocole, tout peut se faire directement en atelier et être facturé à l’assureur, sans que l’on ait à transférer le véhicule au concessionnaire. »

Rallier les assureurs
Mais tout comme les carrossiers, les compagnies d’assurance en sont encore à apprivoiser cette nouvelle façon de faire. « Avant d’étendre ce protocole dans l’industrie, nous voulions d’abord le présenter aux assureurs pour leur prouver que ça fonctionne et que malgré les frais supplémentaires qui y sont associés, un diagnostic électronique avant et après réparation est tout à leur avantage », souligne M. Michaud.

Rémi Michaud, spécialiste des opérations, CARSTAR

CARSTAR poursuit actuellement les présentations, qui ont débuté en février 2017 par une séance à laquelle avaient assisté 90 assureurs. À titre d’exemple, M. Julien a récemment été en mesure de faire une démonstration éloquente sur la voiture d’un participant.

« Une caméra située à l’avant du véhicule devait, selon un diagnostic visuel, être remplacée au coût de 4500 $, explique-t-il. Mais avec  l’outil diagnostique, nous avons constaté que la caméra était en parfait état et que c’est le support, d’une valeur de 75 $, qui devait être remplacé. »

Ce protocole permet également de déterminer quels bris ont été causés par l’accident mentionné dans la réclamation. « Si un client revient un mois plus tard se plaindre d’un bris supposément apparu lors de la réparation, le technicien peut prouver, grâce aux données de l’analyse, que tout était en règle lorsque le véhicule est sorti de l’atelier », souligne M. Michaud.

De son côté, l’assureur évitera de payer pour un composant de navigation défectueux que le client tente d’inclure à sa réclamation, s’il a la preuve que ce bris n’est pas relié à la collision. »

Une prise en charge complète
« L’informatique est généralement en dehors du domaine d’expertise d’un carrossier », observe M. Michaud. Au terme d’un projet pilote mené dans cinq ateliers, l’équipe a donc sélectionné l’appareil de diagnostic le mieux adapté aux ateliers de carrosserie, sur lequel Team Xtreme Tech installe son logiciel de support.

Le carrossier obtient un outil diagnostique clé en main, qui comprend une assistance technique complète à tout moment, pour effectuer un diagnostic dont toutes les données nécessaires sont partagées automatiquement à l’évaluateur.

« En offrant un soutien à distance, nous sommes en mesure de nous mettre rapidement à jour au rythme de l’évolution des technologies et des besoins en atelier, explique Rémi Michaud. Ce protocole nous permet d’adapter les outils à leurs utilisateurs, et non l’inverse. »

Catégories : Carrosserie

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