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Systèmes de jointage : collage-rivetage

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Il existe différentes sortes de rivets qui conviennent à différents modèles de véhicules ; les techniciens doivent donc suivre les recommandations de chaque constructeur.

Les voitures d’aujourd’hui sont ni plus ni moins que de petits ordinateurs sur roues, et la nécessité de les rendre plus sûres et moins énergivores fait en sorte qu’elles sont plus difficiles à réparer.

Un récent rapport de McKinsey & Co. intitulé Lightweight, Heavy Impact : How carbon fibre and other lightweight materials will develop across industries, and especially automotive (en anglais seulement) analyse en profondeur la façon dont les matériaux comme la fibre de carbone et d’autres matériaux légers deviendront la norme d’ici 20 ans. La tendance est alimentée par l’obligation d’alléger les véhicules pour réduire les émissions de CO2. D’autre part, les motorisations hybrides et électriques nécessitent l’utilisation de batteries et d’autres composants lourds, ce qui rend encore plus nécessaires les réductions de poids des autres composants du véhicule.

Méthodes de jointage

Parmi les matériaux plus légers et plus résistants utilisés aujourd’hui dans la construction des véhicules, mentionnons différents aciers, l’aluminium, le magnésium, les plastiques et la fibre de carbone. Évidemment, tous ces matériaux ne peuvent pas être soudés ; il faut donc trouver de nouvelles méthodes de jointage. La chaleur a pour effet d’affaiblir l’acier à haute résistance et même de faire perdre toutes ses propriétés à l’acier à ultra haute résistance.

Spécialisation

Colletage-rivetage — l’utilisation de rivets combinée à celle d’adhésifs structurels pour assembler des panneaux de carrosserie — est maintenant chose commune. La plupart des constructeurs utilisent cette méthode pour les panneaux latéraux et arrière, les capots, les tôles de toit et plusieurs renforts structuraux de l’habitacle. Cependant, les techniciens en carrosserie manquent souvent de formation pour réparer les véhicules ainsi construits.

« Avant de poser un rivet, il faut s’informer des particularités du constructeur. La plupart des ateliers certifiés se spécialisent dans certaines marques de véhicules parce que leur équipement ne convient pas à toutes les marques », affirme Vince Filice, président de Filco.

Éric Léveillé, vice-président aux équipements de carrosserie et de peinture chez UAP, acquiesce. « Les ateliers doivent connaître les véhicules qu’ils réparent, soutient-il. Il existe différentes sortes de rivets qui conviennent à différents modèles de véhicules ; les techniciens doivent donc suivre les recommandations de chaque constructeur, car il faut désormais les remettre dans l’état où ils étaient à la sortie de l’usine. Les constructeurs appellent les ateliers et leur demandent s’ils ont les équipements nécessaires et le bon modèle de riveteuse. » (Les techniciens peuvent visiter le site I-CAR(i-car.ca) pour consulter les normes de tous les constructeurs.)

« L’information est accessible aux ateliers ; il suffit de savoir où chercher, ajoute M. Léveillé. Les bulletins des constructeurs sont aussi une très bonne source d’information. »

Pour faire les réparations conformément aux normes des constructeurs, il faut parfois utiliser des rivets à usage spécialisé. « Personne ne veut faire le travail deux fois. »

Les systèmes de rivetage varient selon l’application et la marque. (Photo : I-CAR)

Réparer à l’aide de rivets

On doit se rappeler certaines choses quand on répare une voiture avec des rivets. Les rivets seuls font un bon travail lorsqu’il s’agit de tenir deux panneaux ensemble dans l’atelier. Mais avec les mouvements et les vibrations peuvent apparaître une fatigue du métal et de la corrosion, ce qui pourrait faire céder les joints entre les panneaux. Quand il s’agit d’assembler des panneaux de matériaux différents, les lois de la physique jouent contre nous. Par exemple, si on assemble un panneau d’aluminium avec des rivets d’acier, on prépare le terrain pour la corrosion galvanique. Si le joint n’est pas parfaitement scellé, il suffit qu’un électrolyte (acide, humidité, sel de la route) y pénètre pour amorcer le processus de corrosion.

Les constructeurs appliquent une couche de produit anticorrosion sur les panneaux d’aluminium et d’autres matériaux, là où se trouvent les rivets. Cependant, il se peut que le technicien retire cet enduit pour faire une réparation ou pour préparer les surfaces, ce qui met le métal à nu. Attention de ne pas riveter les panneaux ensemble sans les avoir d’abord traités avec un produit anticorrosion.

Une telle réparation sera fragile et peut-être à refaire, ce qui nuira probablement à la réputation du carrossier. L’aluminium nécessite des précautions particulières pour assurer la sécurité des travailleurs et pour bien préparer les surfaces. Il faut aussi veiller à suivre les étapes dans l’ordre et protéger la santé des employés.

Consultez toujours le constructeur ou un fournisseur pour savoir comment procéder avec l’aluminium et comment assembler des pièces faites de différents alliages ou matériaux. Suivez les recommandations à la lettre ; le plus petit oubli peut ruiner le travail au complet.

Collage-rivetage

L’utilisation d’un adhésif pour panneaux comme le PN8115 de 3M, en plus des rivets, permet de créer un assemblage plus résistant que les rivets seuls. Ce type d’assemblage garantit une meilleure étanchéité, réduit l’effet des vibrations sur les rivets et répartit mieux les contraintes qui provoquent la fatigue du métal et, éventuellement, des fissures. L’adhésif sert aussi d’isolant entre les panneaux de métaux différents pour mieux enrayer la corrosion galvanique.

Catégories : Carrosserie

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