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L’épreuve de l’été

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En peinture automobile, l’été paradisiaque aux températures parfaites est un mythe ; c’est une période plutôt dégoulinante et infernale.

À l’hiver froid et sec succède une saison chaude souvent archi-humide, rendue populaire parce qu’elle est synonyme d’évasion et de vacances.

Généralement, le rêve ne dure qu’un bref moment ; en une nuit ou quelques heures, l’instant magique disparaît à l’apparition d’un système pluvieux qui donne du fil à retordre.

Les dosages

Le grand défi du séchage est de savoir chaque fois doser les éléments afin de ne rater ni l’application des apprêts, peintures et vernis, ni le séchage. Première précaution lors du passage du froid au chaud : réviser les instructions relatives aux réactions chimiques des produits et s’assurer du fonctionnement optimal des systèmes de séchage.

Quatre approches

Quiconque se souvient du pinceau, de la laque à base de nitrocellulose et du fini lisse et lustré dont dépendait le ponçage sait l’extraordinaire évolution qu’on a connue.

Selon les types de véhicules et leur usage, on applique aujourd’hui des résines telles que l’acrylique à l’uréthane, l’émail au polyuréthane, l’époxy et l’acrylique-émail, dont le séchage est complexe. J’attire votre attention sur ce qui distingue les quatre approches qui ont toujours cours en 2017.

• Air libre

La peinture séchant à l’air libre à mesure que les solvants s’évaporent est toujours valable, sauf qu’elle n’atteint son plein durcissement qu’après plusieurs heures. Cependant, certains fournisseurs ont des produits qui accélèrent ce type de séchage de façon à ce qu’un véhicule soit sorti de la chambre à peinture après 15 minutes et livré en une heure.

• Cuisson

Dans les ateliers à fort volume, le séchage ultraperformant a la faveur. Plus l’unité de chauffage est puissante, plus l’évaporation des solvants est rapide. Il faut toutefois se souvenir que le temps de cuisson correspondant à la température indiquée – 15 min à 50 °C, par exemple – doit être compté à partir du moment où le métal atteint le degré maximal.

• Infrarouge

Le procédé de séchage par infrarouge, dont sont dotées les anciennes cabines, est apprécié du fait qu’étant mobile, on l’utilise pour sécher hors chambre tant l’apprêt que la peinture et le vernis. Contrairement aux apparences, il agit par inversion. En chauffant le métal, il provoque par réflexion l’effet poêle, le contenu étant la peinture. La distance et la puissance doivent être appropriés.

• Ventilation

Pour ce qui est des hydrodiluables, le meilleur scénario – que je compare au séchage du linge – est une bonne combinaison de chaleur et de circulation d’air. S’il fait froid, le séchage est très long. Par contre, plus le soleil plombe, plus le processus est rapide. S’il vente, la rapidité en est proportionnellement décuplée.

La règle absolue

Finalement, c’est le choix de solvant correspondant à la température, à l’humidité et à la dimension de la surface à sécher qui fait foi de tout.

Faire le point

L’été est le moment de revoir l’ensemble de l’équipement et de soupeser l’à-propos de le mettre à niveau ou de le remplacer pour améliorer nettement le cycle de production.

Catégories : Carrosserie

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