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Outils et techniques : L’efficacité au travail

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Une nouvelle façon de travailler plus saine.

Dans le monde de la carrosserie, la tendance actuelle dépasse de loin les beaux équipements rutilants; les nouveaux points de mire sont la propreté et la santé.

« L’accent est mis de plus en plus sur la santé et la sécurité », lance Craig Jalbert, directeur du marketing chez 3M Réparation de carrosserie. « L’importance accordée à la santé et la sécurité va grandissante. Cette conscience s’est développée au Canada sous l’influence européenne. »

Voilà une des raisons qui explique la fièvre actuelle dans le domaine de l’extraction des poussières. « En Europe, l’extraction des poussières est une obligation pour beaucoup d’ateliers », affirme Jalbert. « C’est non seulement mieux pour la santé, mais ça permet aussi de réduire les coûts des consommables. » 3M a mis au point un système d’extraction des poussières en collaboration avec Festool appelé « système complet de ponçage pour véhicules automobiles ».

« Le système fait appel à nos abrasifs », souligne M. Jalbert. « Il comprend aussi un rangement pour les produits et un module Festool. Tout cela forme un poste de travail plus complet qu’un simple système d’extraction. »

  1. Jalbert croit que les exigences croissantes des constructeurs en matière d’équipements stimuleront l’innovation. Comme ils doivent alléger leurs véhicules, les matériaux doivent évoluer, ce qui forcera les techniciens à revoir leurs méthodes de travail », prévoit-il. « Les ateliers ont avantage à rester au sommet de leur discipline, et les certifications vont prendre de l’importance. Ils devront apprendre à réparer différents matériaux s’ils veulent garder la faveur des assureurs. Chaque constructeur risque d’exiger des outils et des techniques particulières pour ses véhicules. »

« Les compétences sont de plus en plus la pierre angulaire de cette industrie, car les techniciens devront apprendre à travailler sur différents types de configurations de voitures. »

Relever la barre

Certains constructeurs procèdent à des inspections dans des ateliers pour vérifier si les techniciens savent ce qu’ils font. « Ils relèvent la barre », lance Bill Davidge, directeur technique national chez CARSTAR. « Des organismes indépendants vont venir s’assurer que les ateliers sachent comment utiliser les équipements. »

C’est pourquoi il est important pour les ateliers de suivre avec attention l’évolution de leur secteur. « Surveillez bien ce que vont faire les constructeurs et comprenez bien les programmes de certification pour savoir où vous allez », conseille M. Davidge.

Il croit aussi que des produits de qualité améliorent l’efficacité.  « Il y a une différence entre un paquet de papier à poncer à 20 $ et un paquet à 40 $ », soutient-il. « Le paquet le plus cher à l’achat finira par être le plus économique grâce à sa qualité supérieure. Les quelques dollars économisés risquent de coûter cher en temps et en efficacité perdus. »

Cela s’applique tout aussi bien aux postes de débosselage. « On peut acheter un de ces postes pour 7000 $ ou 30 000 $ », affirme M. Davidge. « Il faut penser au type de véhicules sur lesquels on travaille. Ceux qui ne réparent pas d’aluminium peuvent se passer d’un équipement plus cher. Mais, si vous travaillez sur des F-150, il faudra investir plus pour l’équipement adéquat. »

Ponceuses électriques

Le président de Mirka, John Booth,  a remarqué certaines tendances dans le domaine des ponceuses. « Les ateliers utilisent des ponceuses connectées à des systèmes d’aspiration », dit-il. « Les disques de ponçage compatibles se font plus populaires. »

L’autre tendance nous vient d’Europe : celle des ponceuses électriques. Sur ce continent, l’usage de ces ponceuses est très répandu, poursuit M. Booth, car elles sont beaucoup plus efficaces. Dans un marché comme l’Ontario, l’électricité coûte très cher. Ces ponceuses fonctionnent sur 120 volts et consomment entre 4000 et 6000 watts. C’est beaucoup moins que les gros compresseurs de 15 chevaux fonctionnant sur 240 volts. »

Les ponceuses électriques sont aussi beaucoup moins bruyantes. Les nouveaux ateliers les préfèrent, alors que plusieurs ateliers bien établis les adoptent. »

Mirka propose aussi des petites dessertes pour les ateliers. « Nous avons différents systèmes qui comprennent tout et qui permettent aux techniciens de tout garder à portée de main en tout temps », explique M. Booth. « Ça évite de se déplacer pour aller chercher une simple feuille de papier abrasif. La desserte est même équipée d’un système d’aspiration, et on peut y disposer tous les outils et fournitures nécessaires au travail en cours. »

Le système d’aspiration se branche sur le même circuit que la ponceuse et démarre au même moment. « C’est extrêmement efficace », s’exclame John Booth. « La poussière est aspirée à la source. L’atelier reste plus propre, et l’air est plus sain. Un air pur et un milieu de travail propre font des employés en meilleure santé. »

Le système de préparation de surfaces optimisé de Mirka aide les ateliers et les bannières à uniformiser leurs procédés. « On peut envoyer un technicien travailler dans un autre atelier, et il saura tout de suite quoi faire », assure M. Booth. « Ça simplifie de beaucoup la formation. »

Il pense aussi que les constructeurs s’impliquent de plus en plus dans la réparation de leurs véhicules. « En Europe, et même aux États-Unis, les constructeurs possèdent leurs propres ateliers », affirme John Booth. Mais il doute de voir le même phénomène au Canada. « Avec 36 millions de personnes réparties sur un si grand territoire, les automobilistes seraient forcés de se déplacer sur de longues distances pour faire réparer leurs véhicules. Or, la plupart des gens préfèrent que ce soit fait près de chez eux. »

Régimes d’assurance publics

Il n’y a pas que les constructeurs qui resserrent leurs exigences envers l’industrie de la carrosserie. Plusieurs programmes d’assurance gouvernementaux sont aux aguets. « Le régime d’assurance du Manitoba (MPI) devient plus sélectif quant aux équipements des ateliers qu’il doit approuver, affirme Art Ewing, directeur canadien aux ventes et au marketing chez ProSpot International. « Le MPI dicte les exigences en matière d’équipements pour les carrossiers. Le régime d’assurance de la Saskatchewan (SGI) fait de même. »

Cela pose un défi aux fabricants d’équipements. « Nous devons satisfaire les attentes des régimes d’assurance gouvernementaux, des constructeurs et des assureurs privés en plus de nous conformer à divers programmes de certification », explique M. Ewing. « Nous maintenons nos efforts en R et D et cherchons constamment à améliorer nos produits. »

« En ce qui concerne l’aluminium, nous pouvons fournir aux ateliers des outils beaucoup plus polyvalents qu’ils peuvent utiliser pour d’autres tâches que celles auxquelles ces outils étaient destinés au départ. »

ProSpot a mis au point un système de ponçage portatif sans poussière compatible avec l’aluminium et qui fonctionne à l’air comprimé. « Ce système donne beaucoup de mobilité. On l’appelle ‘’grab and go” », confie M. Ewing. « Comme il pèse moins de sept kilos (14 livres), on peut l’emporter partout. »

Dans l’ensemble, Art Ewing croit que l’implication croissante des constructeurs aura des effets positifs. « Ils nous fournissent les procédures de réparation exactes, alors les consommateurs auront la certitude que leurs voitures seront réparées comme il se doit. Cela pousse les ateliers à s’améliorer et à veiller à ce que leurs techniciens restent à la fine pointe des connaissances sur les nouveaux matériaux. »

« Tout le monde doit se retrousser les manches. »

 

 

 

 

 

Catégories : Carrosserie

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