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Les modules électroniques : Un projet pilote de l’ARPAC

Pour réduire les coûts de remplacement des modules électroniques, l’ARPAC mousse l’idée de faciliter leur récupération par les recycleurs.

L’analyse et le remplacement des modules électroniques dans les voitures accidentées fait de plus en plus partie des opérations quotidiennes des ateliers de carrosserie. Cela est aussi vrai dans les ateliers de mécanique, où l’entretien et la réparation des voitures demande parfois leur remplacement.

Les modules électroniques présentent un défi particulier. Les remplacer est possible, mais cette tâche est souvent confiée au concessionnaire, faute d’accès aux pièces ou aux connaissances nécessaires pour les remplacer et les reprogrammer.

C’est là où intervient l’Association des recycleurs de pièces d’automobiles et de camions (ARPAC). Ce regroupement a mis en place un projet pilote inspiré de l’intérêt marqué démontré par ses membres pour ces modules lors de son dernier congrès.

Passer à une autre étape

«L’objectif est de faciliter la récupération et la remise en marché de ces pièces très dispendieuses, pour les offrir aux ateliers de mécanique et de carrosserie. Nous informons nos membres et avons mis de l’avant ce projet pour les aider à passer à une autre étape», explique Simon Matte, président et directeur général de l’ARPAC.

C’est en collaboration avec Michel Julien, de la firme Team Xtreme Tech, que ce projet a été mis en branle avec les recycleurs se sont lancés dans l’aventure. L’objectif est d’en rallier une vingtaine au cours des prochains mois.

« Oui, les modules représentent un défi, explique Michel Julien. Il faut savoir identifier, sur une voiture qui arrive au recycleur, quelles pièces sont encore bonnes, lesquelles on peut réutiliser et comment les retirer pour qu’un atelier puisse les installer de nouveau sur une voiture. »

C’est grâce à un analyseur qui donne accès à une plateforme gérée par son entreprise que ce diagnostic se fait. « Le technicien n’a qu’à brancher l’analyseur sur la voiture pour que nous puissions lui faire parvenir en 48 heures un rapport complet indiquant à la fois les modules récupérables et la façon de les retirer correctement. »

Des pièces économiques

Selon M. Julien, il y a là une grande valeur. Les modules de remplacement d’origine et même ceux offerts sur le marché secondaire sont dispendieux. La possibilité d’avoir accès à des pièces recyclées peut donc représenter des économies pour toute la chaîne.

L’enjeu sera double : premièrement, créer un inventaire suffisant, ce qui repose sur les recycleurs. Ensuite, rendre ces pièces facilement accessibles aux garagistes et aux carrossiers.

Pour les recycleurs, après les coussins gonflables, voici une autre opportunité de valoriser les voitures qui arrivent à leur commerce.

« Nous récupérions déjà des modules, explique Patrick Veilleux, président de Pièces d’auto usagées Sherbrooke, qui participe au projet pilote de l’ARPAC. J’avais déjà un analyseur que nous avons configuré pour être compatible avec le système du Team Xtreme Tech. Il est certain que Michel Julien propose une approche très simple, ce qui complète bien ce que je faisais de mon côté.»

Les rendre accessibles

Se disant autodidacte en informatique, M.Veilleux comprend depuis longtemps la valeur de ces pièces. «Plus tu as de pièces, plus tu as la chance d’en vendre, illustre-t-il. Mais il reste à s’assurer que les ateliers savent comment les installer.»

La question de l’accessibilité lui apparaît également essentielle dans la réussite de ce projet. Les modules récupérés durant le projet pilote sont pour l’instant catalogués avec l’assistance de l’équipe de Team Xtreme Tech. Mais il n’est pas exclu qu’elles puissent être accessibles directement par le catalogue électronique des recycleurs.

Si on peut présumer d’un côté que graduellement, un nombre croissant parmi les 81 recycleurs membres de l’ARPAC se joindront au programme, le projet vise aussi à sensibiliser les assureurs et les réseaux de carrossiers à utiliser ces pièces.

Carrossiers et assureurs

« On part de loin, admet Michel Julien. Mais nous sentons déjà une belle collaboration du côté des carrossiers, et nous allons travailler avec les assureurs pour les ouvrir à l’idée de ces pièces recyclées. Ils vont trouver leur intérêt dans cette approche, puisque si le carrossier peut diagnostiquer, remplacer et reprogrammer ces modules lui-même sans avoir à retourner la voiture au concessionnaire, on va réduire le temps de livraison et les frais supplémentaires. »

Comme le souligne Simon Matte, il s’agit en effet de pièces d’origine. « Si c’est une solution intéressante pour les travaux de carrosserie, rendre plus disponibles ces pièces sera aussi profitable pour les ateliers de mécanique. Les clients dont les voitures sont plus âgées n’osent pas faire remplacer certains modules à cause de leur coût exorbitant. Nous sommes vraiment emballés par ce projet. »

Catégories : Carrosserie

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