Politique des parcs : Prévenir plutôt que guérir

Chaque gestionnaire de parc a son petit truc ou son programme qui aide à prévenir les accidents. Certains d’entre eux ont accepté de les partager avec nous.

La plupart des grandes entreprises ont une politique pour l’utilisation sécuritaire des véhicules, mais cette mesure suffit-elle à prévenir les accidents et à encourager les conducteurs à adopter un comportement plus sûr ? De plus en plus de gestionnaires de parcs décident d’aller au-delà de ce qui est strictement nécessaire afin de « prévenir plutôt que guérir ».

Y voir de plus près
Certains responsables vont ainsi devancer ou multiplier les inspections préventives afin de s’assurer que les véhicules non seulement respectent les paramètres de sécurité, mais les excèdent. Ainsi, ils ne sont jamais pris au dépourvu.

Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) montre la voie dans ce domaine. En vertu du Programme d’entretien préventif de la SAAQ, les véhicules d’urgence doivent être inspectés et entretenus aux 10 000 km ou à tous les six mois, selon le premier cas qui se présente. Pour s’assurer que tous ses véhicules respectent la réglementation, Éric Longpré, chef de division au Service du matériel roulant de la Ville de Montréal, a mis en place ses propres balises.

« Comme nous voulons nous assurer de respecter ces exigences, et surtout pour garantir la sécurité de nos employés et des citoyens, nous procédons à une inspection tous les 5000 km », affirme-t-il. Puisque les véhicules de police circulent beaucoup, ils sont inspectés bien avant d’avoir atteint la limite de six mois.

Maintien de la qualité
De plus, lors des entretiens, le SPVM se fixe des normes élevées en matière de qualité de ses équipements. Les pièces liées aux freins, à la direction et à la suspension des véhicules sont remplacées par les modèles d’origine.

« Nous appliquons cette mesure afin de conserver les performances d’origine des pièces, telles qu’elles ont été testées lors des essais annuels du Michigan State Police », dit-il.

D’autres gestionnaires visent aussi à améliorer la sécurité en analysant de près les habitudes des conducteurs. Par exemple, chez FOSS National Leasing, une entreprise qui gère des parcs automobiles pour divers clients, on vérifie systématiquement l’historique de conduite des nouveaux chauffeurs.

« Pour chaque nouveau conducteur, nous vérifions s’il a eu des accidents dans le passé et nous procédons à une évaluation des risques », explique Darlene Spriel, directrice de Fleet Solutions chez FOSS National Leasing. Par la suite, on attribue un pointage à chacun d’eux et on offre une formation adaptée à chaque situation.

Une formation en ligne est d’abord offerte. Cependant, ceux qui sont les plus à risque devront en plus suivre une formation pratique derrière le volant.

Télématique
De plus en plus de gestionnaires ont recours à la télématique pour déterminer si les conducteurs ont un bon comportement au volant. Il est ainsi possible de vérifier si les personnes bouclent leur ceinture, accélèrent ou freinent brusquement, tournent les coins de rue en coup de vent, etc.

« C’est un outil de gestion très pratique lorsque survient un accident ou pour surveiller le comportement des chauffeurs », ajoute Mme Spriel. L’objectif n’est pas tant de punir que de prévenir les comportements à risque et la conduite dangereuse.

« La sécurité est importante pour les entreprises qui veulent demeurer compétitives. Alors, plusieurs d’entre elles vont récompenser leurs employés par des cartes-cadeau, voire des forfaitsvoyages », conclut-elle.

Calendrier

février

26fevToute la journée28Michelin / Lancement du pneu X-ICE SNOW

mars

02mar5:30 pm10:00 pmCorporation Mobilis / Avant-Première bénéfice du Salon de l'auto de Québec

03marToute la journée08Corporation Mobilis / Salon de l'auto de Québec

04mar3:00 pm10:00 pmNAPA / XPO Rimouski

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