Vendre ou garder un véhicule : Comment faire le bon calcul ?

Plusieurs critères peuvent influencer la décision de garder ou de vendre un véhicule, selon le type de parc que vous gérez et les contraintes de vos utilisateurs.

CamAuto a demandé à des gestionnaires d’expliquer les critères qu’ils utilisent pour déterminer quand un véhicule doit être vendu. Si les réponses varient d’un parc à l’autre, on peut néanmoins dire que trois éléments sont à considérer : le coût par kilomètre, la vocation du parc et les exigences des conducteurs ou de la clientèle.

Le coût par kilomètre

La plupart des gestionnaires calculent le coût du kilomètre pour l’ensemble de leur parc. On tient compte non seulement des frais d’acquisition, du nombre de kilomètres parcourus par année, mais aussi de la consommation d’essence et des frais d’entretien tout au long de la vie du véhicule.

Dans certaines entreprises, comme Gaz Métro, on va même jusqu’à évaluer tout le cycle de vie du véhicule. « Cela consiste à déterminer le meilleur moment de remplacement », résume Roger Constantin, chef de service, Gestion de la flotte chez Gaz Métro.

« On utilise les coûts d’opération, l’amortissement, les temps d’arrêt des véhicules (downtime). » Ces méthodes seront de plus en plus utilisées grâce aux nouveaux outils TI plus performants, qui permettent de mesurer divers éléments en temps réel.

Pour les véhicules lourds, le marché de la revente est très différent et certains gestionnaires tiennent compte d’autres critères que celui de la rentabilité. Par exemple, l’empreinte environnementale d’un vieux véhicule et ses répercussions sur la santé et la sécurité des conducteurs.

Nathalie Légaré, présidente, Location Légaré09

La vocation du parc

Dans les parcs où les conducteurs ont moins de contacts avec les clients, il est possible de conserver les voitures plus longtemps que dans les parcs d’entreprises de distribution ou de vente, par exemple. Un gestionnaire nous a affirmé qu’il pouvait garder ses fourgonnettes de huit à dix ans (ou jusqu’à 200 000 km) et ses poids lourds, jusqu’à douze ans, sans limite de kilométrage.

Toutefois, plusieurs se départissent de leurs véhicules bien avant. Certains adoptent la règle du quatre ans ou 120 000 km. Ainsi, ils délaisseront leur voiture lorsque la garantie du constructeur sera échue ou sur le point de l’être.

Pour les véhicules qui font beaucoup de kilomètres chaque année, la règle peut être différente. Par exemple, une entreprise consultée indique qu’elle conservera une voiture pour un minimum de deux ans, à la condition qu’elle n’excède pas 150 000 km.

Le client est roi

Certains critères sont plus subjectifs. Chez Location Légaré, par exemple, on essaie de se départir des véhicules avant qu’ils aient atteint 60 000 km. « C’est une question de confiance et de satisfaction du client, résume Nathalie Légaré, présidente.

Si un client tombe en panne sur l’autoroute avec un vieux véhicule, on risque de perdre sa confiance ». Elle essaie donc d’avoir le kilométrage le plus bas possible.

Pour les camions de plus de 20 pieds, la limite est cependant plus élevée, soit entre 80 000 et 130 000 km, tout simplement parce que les acheteurs de camions d’occasion sont plus intéressés par cette catégorie de véhicules.

Une question d’équité

Quoi qu’il en soit, il semble dans l’intérêt des entreprises d’adopter des balises claires en matière de vente et de remplacement des véhicules. Des gestionnaires consultés disent s’appuyer sur celles-ci pour gérer les conflits potentiels entre conducteurs. Avec des règles claires et transparentes, il devient en effet plus facile d’expliquer pourquoi un employé a droit à un nouveau véhicule et pas un autre !

Calendrier

février

26fevToute la journée28Michelin / Lancement du pneu X-ICE SNOW

mars

02mar5:30 pm10:00 pmCorporation Mobilis / Avant-Première bénéfice du Salon de l'auto de Québec

03marToute la journée08Corporation Mobilis / Salon de l'auto de Québec

04mar3:00 pm10:00 pmNAPA / XPO Rimouski

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